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«Les mecs»: «C’est une série audacieuse et pertinente» - Normand Daneau

Visite de plateau de l'émission «Les Mecs» de Ricardo Trogi qui sera diffusée sur Tou.tv Extra, à Montréal, lundi le 2 mars 2020.

SUR LA PHOTO:  Alexis Martin, Normand Daneau et Christian Bégin.

TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI
TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI Visite de plateau de l'émission «Les Mecs» de Ricardo Trogi qui sera diffusée sur Tou.tv Extra, à Montréal, lundi le 2 mars 2020. SUR LA PHOTO: Alexis Martin, Normand Daneau et Christian Bégin. TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

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Dans la série «Les mecs», Normand Daneau incarne Martin, un cinquantenaire aux idées arrêtées qui réalise qu’il n’est pas du tout de son époque. Discussion avec le comédien à propos de ce rôle et de sa propre cinquantaine. 

Normand, qu’est-ce qui t’a amené à accepter de jouer dans cette série?

Beaucoup de facteurs. D’abord, j’ai beaucoup d’estime pour le travail du scénariste Jacques Davidts, et c’était une fois de plus un plaisir de travailler avec Ricardo Trogi. De plus, les rôles nous ont été offerts sans audition, ce qui est un beau cadeau. Jacques Davidts a écrit les textes en pensant à nous! C’est une série touchante, audacieuse et hyper pertinente qui arrive à point.

Ton personnage semble assez stable, si on le compare à ses amis...

Il l’est au début, mais ça change au fil des épisodes. C’est un gars «straight» et conventionnel. En 25 ans, il est resté le même. Il a arrêté de se poser des questions assez tôt dans la vie, mais là, il constate qu’il y a bien des trucs qu’il n’a pas réalisés, des fantasmes qu’il n’a pas assouvis. Il décide enfin de vivre ce qu’il a envie de vivre, mais le problème, c’est que les codes ont changé. Il a l’impression que le monde autour de lui ne parle plus le même langage. Le temps a passé, et ses amis et lui ne sont plus dans la «game».

Est-ce que le fait de jouer un tel rôle te met face à ta propre cinquantaine?

Oui et non. J’ai certaines des petites névroses qu’ont les personnages, mais je n’ai pas autant de préjugés qu’eux, heureusement! Je n’ai pas non plus le même «background» que Martin, mais je dois avouer que c’est un personnage le fun à jouer, parce que ça existe, des gars comme ça!

Le tournage ne devait pas être ennuyant!

En effet! On a même dû s’autodiscipliner, parce qu’on partait souvent dans de grandes conversations. Il fallait nous rappeler à l’ordre. Mais ç’a vraiment été une partie de plaisir!

Comment vis-tu la cinquantaine?

Ça se passe bien. Il faut l’accepter: j’ai 51 ans, c’est ma réalité! Je ne m’en fais pas trop pour le moment, même si je sais que, comme tout le monde, un déclin physique m’attend. Je trouve ça plate, mais, de nos jours, quand on parle de vieillir, c’est comme si on parlait de la mort qui approche. Il ne faut pas confondre les deux! Je vieillis, mais je suis heureux et c’est ce qui compte. J’ai du plaisir à élever ma fille!

Quels sont tes autres projets?

Je travaille comme scénariste, ce qui m’occupe beaucoup. Je suis consultant au scénario pour «La faille», et j’ai aussi d’autres projets en chantier, dont peut-être le tournage de la deuxième saison des «Mecs».

«La vie, la vie» a 18 ans cette année. Quels souvenirs gardes-tu de cette série?

Ç’a été une grande chance de jouer les textes de Stéphane Bourguignon. On était tous subjugués par la fraîcheur et la vérité qu’on y trouvait. C’est une série qui dépeignait très bien la génération X, et ça faisait du bien, car il n’y en a pas eu beaucoup. Ç’a été une série phare pour notre génération, et ç’a été un immense plaisir de faire partie de cette aventure.

La série «Les mecs» est offerte sur Tou.tv Extra.