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ll y a 25 ans, la Mauricie avait fortement appuyé le Oui

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Il y a 25 ans, le Québec, par une très courte majorité, a dit non à l'indépendance. La Mauricie, par contre, avait largement appuyé l'option du Oui. Le Oui avait obtenu un soutien moyen de 57% à l'échelle des six comtés de la région.

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Le taux d'appui avait même atteint les 60% dans le comté de Champlain. Le premier ministre canadien Jean Chrétien n'était pas parvenu à inverser la tendance dans son comté de Saint-Maurice. Au rassemblement de la défaite, le député péquiste Claude Pinard avait lancé un vibrant: «Monsieur Chrétien, Saint-Maurice vous a dit non».

La campagne avait été intense et déchirante, à un tel point qu'une paroisse de Trois-Rivières avait jugé utile d'organiser une séance de prières durant la journée du vote.

«Qu'on reste un peuple canadien ou qu'on devienne un peuple québécois, on sera toujours le peuple de Dieu», avait tempéré le prêtre célébrant.

Au lendemain du vote, l'industriel Laurent Verreault avait appelé un client norvégien inquiet des résultats pour le rassurer. «Il craignait par exemple qu'on soit isolé, quelle monnaie on utiliserait», avait-il confié à l'époque.

Le responsable du camp du Oui pour la Mauricie, le député péquiste Guy Julien, se rappelle avoir été en contact permanent avec le premier ministre Jacques Parizeau durant le dépouillement du vote.

«On avait le souffle court parce que toutes les régions, à part Québec et la Beauce, votaient Oui», a-t-il dit à TVA Nouvelles.

Malgré la victoire du camp du Non, l'ex-député libéral Paul Philibert a gardé un goût amer du dénouement. «On était gagnants dans l'ensemble par une très, très mince marge, mais on perdait dans notre région, alors j'ai été à la fois perdant et gagnant.»