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Décret gouvernemental: le propriétaire de Gym Olympe contestera son constat d’infraction

Le propriétaire de Gym Olympe a finalement reçu un constat d’infraction

Marc-Antoine Grondin, propriétaire du centre semi-privé Gym Olympe, doit se résigner à fermer sa salle d’entraînement, lui qui l’avait gardée ouverte depuis juin. Il promet une révolution au gouvernement.
Photo Stevens Leblanc Marc-Antoine Grondin, propriétaire du centre semi-privé Gym Olympe, doit se résigner à fermer sa salle d’entraînement, lui qui l’avait gardée ouverte depuis juin. Il promet une révolution au gouvernement.

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Le propriétaire du centre d’entraînement semi-privé Gym Olympe veut continuer de défier le gouvernement en contestant « haut et fort » le constat d’infraction qu’il a reçu vendredi matin pour avoir gardé son gym ouvert. Il entend se battre pour toute l’industrie de l’entraînement.

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Marc-Antoine Grondin avait du mal à contenir sa colère, vendredi.

Alors qu’il a tenu tête au gouvernement depuis juin dernier en gardant son gym ouvert, il doit se résigner – avec difficulté – à jeter les gants et à fermer sa salle d’entraînement. 

Après une plainte d’un citoyen, les policiers se sont pointés au Gym Olympe mercredi, et ils y sont retournés jeudi. 

« Ce matin [vendredi], quatre véhicules de patrouilles, six policiers, constats d’infraction. J’ai dit : OK, bravo. On a tué une mouche avec un bazooka », peste-t-il.

Mais l’homme d’affaires assure qu’il n’a pas dit son dernier mot. « On va se battre et on va avoir ce que l’on veut », lance-t-il, soulignant que les centres d’entraînement sont des partenaires de la santé, en cette période de pandémie.

« La révolte est à nos portes », poursuit M. Grondin.

Il gardera uniquement son bureau ouvert pour continuer ses services de consultations « d’ordre professionnel ».

Dans Le Journal de vendredi, M. Grondin affirmait pourtant qu’il « ne fermerait plus jamais » son gym, après avoir cessé ses activités entre le 23 mars et le 21 juin et encaissé trois chèques de la PCU, période où il dit s’être senti « humilié et rabaissé ».  

  • Écoutez le Conseil canadien de l’industrie du conditionnement physique (CCICP) à propos des gyms voulant défier les mesures sanitaires:   

Constat d’infraction de 1546 $

M. Grondin analyse les stratégies avec son avocate, afin de contester le constat d’infraction de 1546 $ qu’il a reçu.

Il a également indiqué qu’il se chargeait de contester les deux constats – au même montant – qu’ont reçus deux de ses clients. S’il perd, il paiera les trois constats.

« Je vais prendre tout le blâme, laisse-t-il tomber. Je trouve ça vil et bas de s’attaquer aux clients. Une clientèle, c’est dur à monter, à bâtir. Se démarquer comme entrepreneur au Québec, c’est difficile, et vous venez m’arracher ça. »

Toujours dans Le Journal de vendredi, il disait que « jamais il ne paierait une amende ». « Je n’ai aucun problème à passer du temps à Orsainville (Établissement de détention de Québec », soulignait-il.

M. Grondin affirme d’avoir déployé tous les efforts pour assurer une sécurité pour ses clients et respecter les consignes sanitaires.

« J’ai 100 abonnés, c’est un gym semi-privé et nous ne sommes jamais plus de six à sept personnes dans 3000 pieds carrés, c’est dur de ne pas respecter la distanciation, fait-il valoir. J’ai répondu à ce que le gouvernement m’a demandé et, malgré ça, on s’est acharné. »

Un autre à Thetford Mines

Par ailleurs, le propriétaire d’un gym de Thetford Mines doit également payer une amende totalisant 1546 $ pour avoir fait fi des consignes sanitaires en accueillant des clients dans son centre.

« À la suite d’informations provenant du public, nos patrouilleurs ont remis, peu après 18 h, jeudi, un constat d’infraction à un propriétaire de salle d’entraînement en vertu de la Loi sur la santé publique », a indiqué le sergent Yves Simoneau, porte-parole de la police de Thetford Mines.

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