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Une centaine de caricatures sur les murs du député Sylvain Gaudreault

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Un politicien doit être capable d'autodérision. Le bureau du député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault, en est un bon exemple. 

Une centaine de caricatures, dont il a fait l'objet depuis son entrée en politique, ornent les murs de son bureau de circonscription.

«Je l'appelle ma caverne d'Ali Baba ou mon palais des miroirs...J'en suis très fier!» a-t-il souligné, vendredi, en faisant le tour de son bureau avec TVA Nouvelles.

L'incendie du pont Dubuc, ses échanges parfois acrimonieux avec l'ex-maire de Saguenay Jean Tremblay, son accession au cabinet ministériel en 2012 avec ses collègues Alexandre Cloutier et Stéphane Bédard, son passage à la tête des ministères des Transports et des Affaires municipales, la collection offre une rétrospective pour le moins complète.

«C'est un peu égocentrique, parce que c'est juste moi, a-t-il dit en regardant l'un des murs. Mais en même temps, il faut le voir comme un résumé de la vie de la région, d'un pays, à travers un homme politique. Dans le fond, c'est ma biographie politique.»

Le député est dans le paysage politique depuis 2007. Il désigne du doigt la toute première caricature dont il a fait l'objet.

«On était allés à l'assemblée des actionnaires de Rio Tinto à Londres, Robert Bouchard et moi, quand cette compagnie avait acheté Alcan en 2008», a résumé M. Gaudreault.

Un simple cadeau de Noël de la part de son équipe est devenu une tradition.

«À chaque Noël et à chaque anniversaire, c'est le cadeau que je reçois, a-t-il relaté. Et nous les payons, pour respecter les droits d'auteur.»

Il dit être bien «traité» par les caricaturistes, de façon générale.

«Ce n'est jamais négatif ou méchant. C'est peut-être parce que je n'ai pas un impact négatif sur l'actualité régionale», a-t-il rigolé.

Le coup de cœur du député souverainiste? Une caricature de Mario Lacroix, inspirée de la stratégie péquiste à l'élection de 2018, soit de proposer des blagues de péquistes sur les affiches électorales. Le Quotidien en avait publié une du député sortant devant l'usine fermée de Graphic Packaging à Jonquière.

«La différence entre Sylvain Gaudreault et l'usine Graphic Packaging? Sylvain Gaudreault est là pour rester», était-il écrit sur la planche.

«Je me suis dit "wow"! C'est presque une infopub...», a dit le député.

La collection s'arrête à 2018. Les références à la course à la chefferie et à son opposition à GNL-Québec s'ajouteront éventuellement.

«Ma collection va se poursuivre...», a promis celui qui vient de perdre la course à la direction du Parti québécois (PQ).

Parce que pour l'instant, le député n'est pas prêt à tirer un trait sur sa carrière.