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La LHJMQ met sur pied un projet de bulle fermée pour les équipes en zones rouges

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Photo d’archives À la suite des recommandations de la Santé publique, la LHJMQ tentera de créer une bulle fermée, à l’image de celle de la LNH.

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Maintenant que la Santé publique a rejeté son plan, jeudi, la LHJMQ dispose d’une ultime tentative de permettre à ses équipes en zones rouges de renouer avec l’action. Le circuit Courteau espère pouvoir recréer un concept de bulle semblable à celui de la LNH et y accueillir toutes les équipes situées en zones rouges jusqu’au 23 novembre. Un projet qui comporte plusieurs embûches.

La Santé publique n’a eu aucune ouverture face au plan présenté par la LHJMQ, jeudi dernier, selon ce qu’il a été permis d’apprendre. L’organisme étatique n’acceptera pas de retour au jeu en zones rouges à moins que le circuit Courteau n’adopte un concept de bulle hermétique, à l’image de celle dans laquelle la Ligue nationale de hockey (LNH) a présenté ses dernières séries.

Selon nos sources, le conseiller médical stratégique à la Direction générale de la santé publique (DGSP), le Dr Richard Massé, a rapidement rejeté la proposition de la LHJMQ qui prévoyait, entre autres, des tests de dépistage hebdomadaires pour les joueurs et les membres du personnel des équipes en zones rouges. Le fait que trois éclosions aient eu lieu dans le circuit Courteau n’aide pas la cause du circuit auprès de la Santé publique, nous dit-on.

Comme mentionné dans le communiqué officiel de la Ligue, envoyé jeudi soir, le docteur Massé a tout de même démontré une ouverture quant à un plan de bulle fermée qui permettrait aux équipes en zones rouges de jouer au moins jusqu’au 23 novembre, en attente des nouvelles directives gouvernementales.

UN PLAN LA SEMAINE PROCHAINE

La LHJMQ commencera à travailler sur un projet étoffé au début de la semaine prochaine. Le circuit aimerait que toutes ses formations en zones rouges se retrouvent en un seul lieu qui, lui, serait fermé au monde extérieur pendant deux ou trois semaines.

Selon toute vraisemblance, ces équipes s’affronteraient dans la bulle, même si elles ne sont pas dans la même division. À l’heure actuelle, les Remparts de Québec, l’Armada de Blainville-Boisbriand, les Voltigeurs de Drummondville, les Cataractes de Shawinigan, les Tigres de Victoriaville et les Olympiques de Gatineau évoluent en zones rouges, tandis que les Saguenéens de Chicoutimi s’ajouteront à la liste lundi. Une chose est sûre, toutefois : les équipes en zones rouges ne joueront pas en fin de semaine prochaine. 

Un projet de la sorte nécessitera que les équipes se prêtent à une quarantaine avant de faire leur entrée officielle dans ladite bulle.

Quant aux équipes qui évoluent en zones jaunes et orange, le plan n’est pas clair et sera discuté à l’interne la semaine prochaine. En ce moment, seuls les Foreurs de Val-d’Or, les Huskies de Rouyn-Noranda, l’Océanic de Rimouski, le Drakkar de Baie-Comeau et le Phœnix de Sherbrooke ne sont pas dans des régions en alerte maximale.

«On n’a pas arrêté notre choix encore sur ce qu’on voudrait faire avec les équipes en zones jaunes et orange. On veut éviter le plus possible les transports interurbains, mais on n’est pas encore là. On va se pencher sur la question», a mentionné le directeur des communications de la LHJMQ, Maxime Blouin.

Parmi les autres problèmes sur lesquels la LHJMQ devra se pencher : que faire avec les officiels du circuit qui ont tous un emploi à l’extérieur du hockey? Et le circuit pourra-t-il tester autant qu’il le veut à l’intérieur de cette bulle? Rappelons que Patrick Roy a récemment révélé qu’il en coûtait environ 200 $ par test aux Remparts qui utilisent la voie du privé afin d’obtenir des résultats plus rapides.

Bref, on est encore loin de la coupe aux lèvres.

PAS DE CONTACTS EN ONTARIO

Pendant ce temps, la ministre des Sports de l’Ontario, Lisa MacLeod, a annoncé vendredi que les contacts physiques ne seront pas permis dans la ligue junior de cette province, l’OHL, afin de diminuer au maximum les risques de contagion.

Cette dernière a précisé que ces mesures avaient été influencées par la LHJMQ et les éclosions de COVID-19 au sein de certaines de ses équipes. La Ligue de l’Ontario a annoncé, un peu plus tôt cette semaine, plancher sur un retour au jeu le 4 février prochain pour un calendrier de 40 matchs.

«C’est sûr que la première fois que j’ai entendu parler de cette possibilité, j’ai avalé mon café de travers. D’un autre côté, ça dépend on compare à quoi. Si c’est ça ou ne pas jouer du tout, je suis convaincu que tout le monde va choisir cette option. En bout de ligne, si la ministre prend cette décision, c’est qu’elle a ses raisons», avait commenté l’entraîneur des 67’s d’Ottawa, André Tourigny, lors d’un entretien avec Le Journal il y a quelques jours.