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Des biscuits chinois pour contrer le racisme antiasiatique

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La communauté chinoise de Montréal s’inquiète d’une hausse des actes de discrimination en raison de la COVID-19 et des commerçants du secteur ont lancé samedi une campagne pour dénoncer ce racisme. 

Avec la campagne «Bonne fortune et solidarité», on souhaite éliminer cette vague de racisme antiasiatique perçu depuis le début de la pandémie. 

«Il y a cette association du coronavirus avec le virus chinois, puis vous savez, le président Trump blâme toujours la Chine. Donc, on cherche un bouc émissaire», déplore Fo Niemi, directeur général du Centre de recherche-action sur les relations raciales.

En plus d’une importante situation d’itinérance, le quartier chinois a aussi dû faire face à une vague de vandalisme, ce qui a contribué à affaiblir le sentiment de sécurité de ses résidents et de ses commerçants. Les iconiques portes rouges du quartier ont notamment été vandalisées.

«Au début de février, on a commencé à avoir moins de clients. On entendait les clients qui nous disaient: “J'ai peur de venir au quartier chinois, car il y a tellement de virus chez les Chinois.” Ce n'est pas un commentaire qu'on voulait entendre», raconte Kate Lau, du Salon Sasa.

La campagne a pour objectif de mettre un terme aux fausses conceptions qui circulent à propos de la communauté asiatique, tout en stimulant l’économie du quartier qui a été durement touchée.

Environ 5000 biscuits chinois seront ainsi distribués dans les commerces participants, à l’intérieur desquels on pourra retrouver des messages de sensibilisation, comme «La discrimination fait mal. La solidarité guérit.»

Du même coup, un rabais dans les commerces participants est offert aux détenteurs de ces biscuits chinois.