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[PHOTOS] Halloween: des idées de génie pour la distribution des bonbons

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Rendre la fête d’Halloween la plus normale possible en pleine pandémie pour gâter les petits monstres, c’est ce que des milliers de Québécois ont décidé de faire en leur distribuant des bonbons grâce à d’ingénieux stratagèmes.

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Cordes à linge, tuyaux, glissades ou encore bras robotisés : il faut dire que les Québécois ont redoublé d’imagination cette année pour donner les sucreries, qui ont été dévalisées dans les magasins plus tôt cette semaine. Il fallait voir tous ces sourires sur leur visage samedi pour comprendre à quel point la fête leur a fait du bien en cette époque de pandémie. 

Photo Didier Debusschères

Des ruelles hantées     

Photo Didier Debusschère

Les résidents d’une ruelle à Limoilou, près de la 8e rue et de la 2e Avenue, avaient pensé à tout pour offrir à la vingtaine d’enfants qui peuplent le quadrilatère une fête aussi festive et sécuritaire que possible. Ici, pas de glissade à bonbons, mais plusieurs tables où les citoyens avaient disposé un sac garni de bonbons pour chaque jeune, étiqueté avec son nom. Une façon de limiter les contacts et de s’assurer que les sucreries proviennent de personnes de confiance. 

Photo Didier Debusschères

«Les sacs sont pleins. Les enfants vont avoir autant de bonbons que si on n’avait fait quelques rues. Ils ne seront pas en manque, vraiment pas», promettait une maman, Pascale Rancourt.

Photo Agence QMI, Toma Iczkovits

Dans l’arrondissement de Mercier-Hochelaga—Maisonneuve, à Montréal, une ruelle près s’est transformée en couloir hanté. Un gorille accroché à un bâtiment touchait la tête des passants et un clown démoniaque sur échasse muni d’une scie à chaine poursuivait les plus audacieux qui entraient dans cette ruelle brumassante (photo ci-haut).  

Magasins dévalisés     

Si quelques retardataires n’avaient pas encore acheté leurs petites douceurs à offrir aux enfants samedi matin, ils ont peut-être eu bien du mal à s’en procurer. 

Les étagères de bonbons étaient vides samedi matin au Walmart de l’arrondissement Beauport, à Québec.
Photo Jérémy Bernier
Les étagères de bonbons étaient vides samedi matin au Walmart de l’arrondissement Beauport, à Québec.

De nombreuses épiceries et des magasins grandes surfaces du Québec présentaient des étagères à bonbons complètement vides en matinée, signe que les petits monstres ont été gâtés en soirée. La pandémie n’aura donc pas empêché les enfants de se sucrer le bec. 

« Il ne nous en reste plus depuis [vendredi]. Des personnes sont venues dévaliser nos quelques boîtes restantes à la dernière minute, mais il n’y avait déjà plus de variétés. Elles sont parties assez rapidement dans les derniers jours », explique un commis d’une épicerie Maxi de l’arrondissement Beauport, à Québec.  

Concours de citrouilles     

Photo Didier Debusschère

Craignant qu’il n’y ait pas d’Halloween traditionnelle cette année, des citoyens de Beauport ont décidé de faire un concours de décoration de citrouilles pour célébrer. 

« On ne savait si on allait pouvoir faire une collecte de bonbons comme dans les dernières années, mais on voulait faire quelque chose de spécial quand même », explique Laurie Hammond, l’une des organisatrices de l’événement. 

Plus d’une dizaine de résidents de la rue Marco ont participé au concours. Tortue ninja, mille-pattes, visages déformés, les sculpteurs amateurs ont fait preuve d’originalité pour décorer leur citrouille. Le grand gagnant a été dévoilé après un petit spectacle de feux d’artifice.  

Des bonbons à distance     

Certains n'ont pas hésité à mettre le paquet pour impressionner leurs visiteurs.

Photo Agence QMI, Mario Beauregard

Steve Patenaude, propriétaire de la compagnie Teknomega, une compagnie de robotique, a décidé de programmer et installer un robot industriel déguisé en clown pour donner les friandises aux enfants.

Photo Didier Debusschère

« Il est fait pour remplacer des gens pour les tâches répétitives. Il peut travailler avec des gens. Il sent les sacs à bonbons. Disons que ce n’est pas un tube rudimentaire », explique l'homme de L'Assomption qui a passé environ quatre jours pour mettre ce système en place. D’autres ont plutôt décidé d’utiliser des objets du quotidien pour donner les sachets de confiseries (autres photos).

Sophie-Andrée Blondin et Scott McKay ont opté pour la puise à piscine pour la distanciation avec les enfants.
Photo Agence QMI, Joël Lemay
Sophie-Andrée Blondin et Scott McKay ont opté pour la puise à piscine pour la distanciation avec les enfants.

On pouvait voir notamment une puise de piscine qui permettait aux enfants de récupérer les gâteries en étant à deux mètres de distance ou des cordes à linge ou même... une catapulte. 

Parcours d’horreur en auto     

Photo Didier Debusschère

Clowns maléfiques, poupées possédées, scientifiques fous et autres personnages lugubres ont donné des frayeurs à quelque 2000 personnes qui ont visité la première édition du parcours d’horreur « Hall’auto-ween », à la Polyvalente de Charlesbourg, samedi soir. Dans le confort de leur véhicule, ils ont pu découvrir une dizaine de stations toutes plus terrifiantes les unes que les autres, grâce au travail d’une soixantaine de bénévoles recrutés par des organismes de loisir. À mesure que la soirée avançait, le niveau « d’effroi » était augmenté.