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Les femmes s’approprient la chasse à l’oie

Les femmes s’approprient la chasse à l’oie
Photo JULIEN GARON-CARRIER

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Traditionnellement considérée comme une activité sportive à connotation virile, la chasse à l’oie blanche gagne en popularité auprès de la gent féminine. Elle a attiré 15 femmes cette année à la zec de l’Oie blanche de Montmagny, dans Chaudière-Appalaches, une nette augmentation par rapport aux années précédentes.

Les battures de la ZEC de l'Oie Blanche à Montmagny, dans Chaudière-Appalaches, accueillent des milliers d'oiseaux migrateurs d'une année à l'autre. En arrière-plan: Grosse-Île et le Mont-Saint-Anne. JULIEN GARON-CARRIER/AGENCE QMI
Photo JULIEN GARON-CARRIER
Les battures de la ZEC de l'Oie Blanche à Montmagny, dans Chaudière-Appalaches, accueillent des milliers d'oiseaux migrateurs d'une année à l'autre. En arrière-plan: Grosse-Île et le Mont-Saint-Anne. JULIEN GARON-CARRIER/AGENCE QMI

L’apport d’étudiantes en provenance de l’École de foresterie de Duchesnay s’avère la cause principale de la recrudescence du nombre de chasseuses à l’oie blanche.

«Les étudiantes viennent ici et tombent en amour avec le panorama», a dit Michel Lavoie, directeur de la zec de l’Oie blanche. Cela a pour effet de les fidéliser, suggère-t-il.

«L’année passée, on a eu uniquement cinq femmes, mais tranquillement, ça se démocratise auprès de cette clientèle», a indiqué le président de l’unique zone d'exploitation contrôlée de chasse à la sauvagine en Amérique du Nord.

Une amoureuse de la nature

Cynthia Grenier chasse l’oie blanche depuis près de 10 ans. «Quand j’ai commencé, j’étais la seule femme. Ça ne se voyait pas une femme à la chasse à l’oie blanche», a dit celle qui se considère comme «un homme de l’intérieur».

«Je suis une chasseuse dans l’âme. Je chasse l’ours, le chevreuil, l’orignal et le caribou», a-t-elle relaté.

Ce qui l’a séduite, c’est la splendeur du spectacle: le majestueux ballet des oies dans le ciel.

«Quand des milliers d’oies arrivent et qu’elles tournent, qu’elles font comme des figures partout, c’est de toute beauté à voir. De toute beauté!» s’est-elle exclamée.

Cynthia Grenier est à ce point tombée en amour avec la chasse aux volatiles migrateurs que, de 2014 à 2018, elle a été la présidente de la zec de l’Oie blanche.

Questionnée sur les qualités requises d’une bonne chasseuse à l’oie, Mme Grenier répond qu’«il faut aimer contempler la nature».

«Mais, il n’y a pas que ça, a-t-elle poursuivi. Ça demande quand même un peu de visou. Tsé, il y a plus d’espace autour de l’oie que sur la cible elle-même. Il ne faut pas manquer son coup.»