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La santé mentale, un enjeu de santé publique

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Les problèmes de santé mentale, de plus en plus présents dans la population, deviennent un grave enjeu de santé publique, ont averti des intervenants, dimanche, au lendemain d'une nuit d'horreur à Québec où deux personnes ont été tuées et cinq blessées.

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Divers spécialistes ont laissé entendre que le suspect dans cette histoire, Carl Girouard, 24 ans, pourrait avoir été en psychose au moment de s'attaquer aux victimes à l'aide d'un sabre japonais.

«On a un forum des maires des vingt grandes villes canadiennes. Pour nous, les problèmes de santé mentale sont les plus grands problèmes de sécurité dans les grandes villes canadiennes pour les prochaines décennies. On est tous d'accord là-dessus. Inévitablement, un moment donné, il va falloir qu'on en discute», a commenté en point de presse le maire de Québec, Régis Labeaume, alors que son administration faisait le point sur le drame de la nuit. 

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La présidente de l'Ordre des psychologues du Québec, la Dre Christine Grou, a partagé l'avis du maire Labeaume.

«Je pense que les problèmes de santé mentale sont devenus un enjeu de santé publique. Sans vouloir être alarmiste, malheureusement, la santé mentale, ça reste le parent pauvre du portefeuille de la santé», a-t-elle plaidé en entrevue à LCN.

Sans tracer un parallèle direct entre les événements survenus à Québec et la pandémie, la Dre Grou a souligné que 86% des membres de l'Ordre ont observé une hausse de la détresse psychologique chez leurs patients depuis le printemps dernier.

«La santé mentale, si on ne s'en occupe pas, elle va nous rattraper et malheureusement, il y a des conséquences à ça», a-t-elle averti.

«Il y a des gens qui sont déjà anxieux ou dépressifs. Le contexte actuel, c'est juste la goutte qui fait déborder le vase», a renchéri le psychologue Gilles Vachon, en entrevue avec TVA Nouvelles.

Le gouvernement du Québec a annoncé, la semaine passée, une enveloppe de 25 M$ pour que les jeunes aient accès à plus de ressources en santé mentale. Un pas dans la bonne direction, mais qui doit s'accompagner de mesures en prévention, a fait valoir la Dre Grou.

«On a fait œuvre utile en éduquant les jeunes à la santé physique, mais je pense qu'il serait grand temps de faire la même chose pour la santé mentale», a-t-elle avancé.

  • Écoutez le directeur de l’organisme Pech Benoît Côté sur les besoins en santé mentale au Québec

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