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Le spectre d’une victoire du Joker?

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Encore bien possible. Même advenant une victoire du camp adverse, il a promis de la contester par tous les moyens. Si elle s’avérait incontestable, il assure une passation des pouvoirs houleuse. Cette campagne qui s’achève risque de passer à l’histoire.

En pleine pandémie, alors que le pays déplore plus de 230 000 morts, les deux candidats âgés se disputent la présidence d’un pays profondément divisé et instable. Le président sortant défend un bilan chaotique et un conservatisme à la Reagan. Le candidat démocrate axe sa campagne sur le libéralisme en promettant une reconstruction du pays.  

Le vote par anticipation

À trois jours du scrutin, plus de 90 millions d’Américains ont déjà voté. Preuve d’une volonté de changement ?

Possible, mais le climat social, les épisodes d’affrontements politiques qui sont à craindre et la pandémie auront contribué à accentuer cette tendance.

Entraves au vote

Trump, favorable au vote par la poste jusqu’à ce qu’il réalise qu’il pourrait avantager les démocrates à cause de la pandémie, a changé le directeur du service postal pour un homme de main. Louis De Joy aura fait éliminer de nombreuses boîtes postales dans les États clés et réduit les équipes et les heures de travail dans les centres de tri. 

D’autre part, pour réprimer le droit de vote de certaines catégories de la société, on a reconfiguré des districts électoraux et fait fermer des bureaux de vote. Résultat : les files interminables et les longues heures d’attente dans le but ultime de décourager les populations ciblées. Des mesures qui risquent de faire la différence dans des États pivots.

Le 3 novembre au soir ?

À moins d’un balayage spectaculaire, on ne connaîtra pas l’issue du scrutin.

Le dépouillement des votes risque d’être long, ardu et sujet à de nombreuses irrégularités. Qui aura le dernier mot ? Les grands électeurs ? La Cour suprême ?

Pour l’heure, le Joker peut encore gagner.