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L’aéroport Jean-Lesage demande du soutien de Québec et d’Ottawa

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Frappé par la pandémie, l’Aéroport international Jean-Lesage de Québec (YQB) cogne aux portes de Québec et d’Ottawa pour obtenir de l’aide financière visant à appuyer son plan de relance.

Dans une récente inscription au Registre des lobbyistes, on peut voir que la direction de YQB a mandaté le cabinet de relations publiques NATIONAL afin qu’il entreprenne des discussions avec le gouvernement Legault. 

L’aéroport de Québec cherche ainsi à obtenir du soutien financier, dont les programmes et les montants restent encore «à déterminer». L’administration dit vouloir «demeurer un acteur de premier plan quant au développement économique de la grande région de Québec et de tout l’Est-du-Québec».

«Nous entretenons des discussions régulières avec toutes les parties prenantes du développement économique et touristique de notre région, dont les gouvernements. Bien sûr, le moment venu, nous espérons pouvoir compter sur l’appui de tous», a indiqué la porte-parole, Laurianne Lapierre.

En juin, en raison de la chute du transport aérien, la direction prévoyait déjà enregistrer un déficit de plusieurs dizaines de millions de dollars en 2020. Seulement entre mars et mai, les pertes s’élevaient à 10,7 M$.

En juillet, afin de réduire la pression sur ses finances, YQB a mis à pied de façon permanente le tiers de ses employés, soit 46 travailleurs.

Il faut dire qu’au cours des derniers mois, plusieurs transporteurs, comme Air Transat et Sunwing, ont réduit leur nombre de liaisons. En octobre, WestJet a même suspendu ses activités pour une période indéterminée.

Nouvelles infrastructures

YQB mentionne dans son inscription que les nouvelles sommes perçues serviraient à son «plan de relance, de promotion et de diversification des activités [...] dans le contexte de la crise sanitaire de la COVID-19». La direction souhaite notamment développer de nouvelles infrastructures.

Avant la pandémie, l’administration de YQB avait déjà fait part de sa volonté de développer des terrains à proximité de l’aéroport. Elle visait la sortie de terre d’une station-service ainsi que de deux complexes hôteliers. L’objectif derrière cette démarche était de diversifier ses revenus.

Dans ses discussions avec Ottawa, le président et chef de la direction de YQB, Stéphane Poirier, demande aussi une «aide financière pour permettre à Aéroport de Québec inc. de faire face à la crise mondiale de la COVID».

Le grand patron souhaite également avoir de l’argent pour l’implantation d’un centre de précontrôle américain. Sans avoir d’échéancier, en juin, il avait indiqué au Journal qu’il espérait toujours mener à terme ce projet.

YQB n’est pas le seul aéroport à demander de l’aide aux gouvernements. Récemment, le Conseil des aéroports du Canada (CAC) évaluait à 4,5 G$ la perte de revenus des aéroports d’ici la fin de 2021.