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Saguenay: moins de nourriture, plus de demandes d’aide

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Un organisme du Saguenay qui lutte contre le gaspillage alimentaire en redonnant à la communauté crie à l'aide: ses réfrigérateurs sont vides. En revanche, les utilisateurs sont de plus en plus nombreux à venir se servir.

La pandémie y est pour quelque chose. Les pertes d'emploi et la fin de la Prestation canadienne d'urgence font augmenter les passages.

«C'est fou de se dire qu'on a 350 visites par mois, ce qui est en haut de la moyenne habituelle, alors qu'on n'a presque rien», a fait savoir le directeur général de l'organisme les Gratuivores, Charles-Olivier Bolduc.

Les aliments proviennent d'épiceries, de restaurants ou de dépanneurs qui les auraient certainement jetés. Au lieu de ça, les bénévoles des Gratuivores les récoltent et les mettent à la disposition du public pour lutter contre le gaspillage alimentaire.

«Ça peut contribuer aux gens autant qui ont de l'argent, mais qui veulent lutter contre le gaspillage alimentaire qu'aux gens moins fortunés qui profitent du fait qu'on offre de la nourriture gratuitement», a expliqué Annick Gagné, bénévole pour les Gratuivores.

Donner plutôt que de jeter

«Au lieu de se débarrasser de produits qui pourraient encore être consommés, on préfère les donner à des gens qui en ont besoin», a mentionné le propriétaire du Tigre Géant de Chicoutimi, Jessy Brown.

Dans son commerce, on prépare d'un à trois paniers de nourriture par semaine que l'organisme vient chercher.

Les raisons des dons peuvent varier. Que ce soit une petite tache sur un légume, un pain plus sec ou une date de péremption dépassée, tous les aliments sont envoyés à Gratuivores.

Si les aliments sont très abîmés, on les retrouve dans le «frigo moche», un réfrigérateur qui contient les aliments moins beaux. S'ils ne sont vraiment plus comestibles, on en fait don pour nourrir des animaux.

Mais généralement, il y a peu de gaspillage.

«L'important, c'est que les gens aient le choix. C'est à eux de voir si la pomme que toi tu ne trouves plus bonne est encore comestible à leur goût», a ajouté Charles-Olivier Bolduc.

Si une moitié d'orange est moisie, l'autre moitié, elle, est toujours comestible. Les Gratuivores veulent pouvoir offrir la chance aux gens qui peinent à manger d'avoir le choix de prendre la belle moitié de l'orange.

Besoin de donateurs

L’organisme recherche actuellement des donateurs pour les aider à regarnir leur réserve. Avec la pandémie, les besoins sont plus grands que jamais, et les réfrigérateurs sont vides. Que ce soit une épicerie, un dépanneur, un restaurant ou un particulier, tous les dons sont acceptés.

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