/news/health
Navigation

Santé mentale: des suggestions pour l’annonce de 100 M$

Coup d'oeil sur cet article

Lutte contre la stigmatisation, centre adapté pour les cas dangereux: au lendemain de l’annonce d’un investissement de 100 M$ en santé mentale, des bénéficiaires et les intervenants du Saguenay–Lac-Saint-Jean ont proposé leurs suggestions.

Vicky Fortin, 41 ans, est atteinte de bipolarité. Elle suggère un centre adapté pour les cas les plus dangereux. Dans le passé, elle a fait des séjours variant de trois semaines à trois mois à l'Institut Roland-Saucier et à l'hôpital de Chicoutimi.

Selon elle, la reconstruction personnelle est parfois compliquée dans un centre hospitalier. Sur un même étage, les cas les plus lourds, les plus dangereux, côtoient les autres plus légers.

«Quand on est hospitalisé, déjà on a peur. Alors quand on se retrouve en compagnie d'autres cas plus dangereux, on a encore plus peur», a-t-elle expliqué.

«À un certain moment, je faisais la file pour mon repas et j'ai reçu une poussée dans le dos de la part d'un homme, a-t-elle confié. Je n'osais plus sortir dans le corridor.»

Stigmatisation

Même si le mobile du présumé tueur de Québec est encore incertain, les intervenants déplorent qu'un tel drame stigmatise les gens éprouvant des problèmes de santé mentale.

«On met tout le monde dans le même bateau alors que la plupart des gens veulent s'en sortir», a fait savoir Mme Fortin.

Le Centre de Rétablissement le Renfort d'Alma, qui accompagne des personnes atteintes, espère qu'une partie des 100 M$ soit dévolue à la lutte contre la stigmatisation.

«C'est un problème qui empêche souvent les gens de demander de l'aide, a dit Kate Harvey, la coordonnatrice clinique du Renfort. On va attendre toutefois de savoir comment le gouvernement va disposer de son enveloppe.»

Québec veut notamment ajouter des ressources qui rencontreraient des gens vulnérables dans leur milieu.