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Système d’alerte: un outil à la disposition de tous les corps de police, dit Guilbault

Système d’alerte: un outil à la disposition de tous les corps de police, dit Guilbault
Photo Agence QMI, Marc Vallières

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Le système Québec En Alerte, qui permet d’envoyer des messages urgents à la population à la télé, à la radio et sur les téléphones intelligents est déjà accessible à tous les corps de police, y compris celui de la Ville de Québec.

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C’est ce qu’a déclaré la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, mercredi, en marge d’un point de presse, dans la foulée de la tuerie survenue dans le Vieux-Québec samedi soir. Bien qu’il soit toujours «en rodage», le système est prêt à diffuser des alertes à tout moment au besoin, à la demande de «tous les corps de police du Québec et de toutes les municipalités», a-t-elle indiqué. 

Lundi, le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) disait pourtant n’avoir reçu aucune formation et n’avoir effectué aucun test sur Québec En Alerte. Il n’était alors «pas question de tester ça en pleine opération policière». 

Très peu utilisé depuis son lancement, l’outil Québec En Alerte est géré par le Centre des opérations gouvernementales (COG) du ministère de la Sécurité publique, qui dit pouvoir relayer, au besoin, les messages acheminés par l’ensemble des corps policiers et les services incendies si une situation met en danger la vie des gens.  

Alerte sur Twitter à 23h57

Samedi soir, le SPVQ s’est tourné vers les réseaux sociaux et a diffusé sur son fil Twitter un premier message afin d’alerter la population de la présence d’un dangereux individu «qui aurait fait de multiples victimes à l’aide d’une arme blanche [...] dans le secteur de la colline Parlementaire».  

Ce message a été envoyé à 23h57, environ une heure trente après le premier appel au service 911. Des citoyens qui étaient aux premières loges, samedi soir, s’interrogent sur ce délai et estiment qu’une alerte sur les téléphones intelligents aurait été plus efficace pour prévenir la population du danger, puisque l’individu était toujours en cavale.  

«Bien que nous ayons déjà répondu à ces questions, au-delà des tests, le SPVQ a fait ses choix opérationnels lors de cette soirée. Maintenant, il y a une enquête criminelle en cours. Donc, nous n’émettrons plus de commentaires sur l’événement», a réagi le porte-parole du SPVQ Pierre Poirier, mercredi. 

Mme Guilbault s’est cependant portée à la défense du corps policier. «Ils ont utilisé tous les médiums possibles. Vous faites référence à Twitter, mais c’était partout aussi à la télévision. C’est vrai que ça s’est passé en plein milieu de la nuit, mais personne ne peut prédire à quel moment une telle situation va se produire», a-t-elle dit, félicitant au passage les policiers et les premiers répondants qui ont agi «assez rapidement» pour mettre la main au collet du suspect. 

Mieux faire connaître l’outil

Précisons que le système d’alerte permet de circonscrire une alerte à une zone précise et ses alentours, comme c’est le cas lors d’un avis pour une possible tornade. Il n’est pas nécessaire d’alerter toute la province. «C’est un outil qui est en rodage. Nous travaillons à son développement au ministère de la Sécurité publique. C’est possible de l’utiliser, mais c’est une décision qui revient aux autorités responsables d’une situation», a précisé Mme Guilbault. 

«Comme cet outil a fait l’objet de plusieurs améliorations depuis son déploiement, le MSP entend continuer ses efforts en vue d’en maximiser l’utilisation pour d’autres situations que celles pour lesquelles il a été utilisé jusqu’à maintenant, notamment pour les situations de tireur actif. Des démarches auprès des corps de police sont en cours pour mieux faire connaître l’outil», a indiqué la relationniste du MSP, Marie-Josée Montminy.  

– Avec la collaboration de Charles Lecavalier