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Présidentielle 2020: une élection américaine haute en couleur

Agitation et effervescence lors d’une journée historique pour le peuple américain

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LE JOURNAL avec l’AFP et l’AGENCE QMI | Une Amérique plus divisée que jamais, une carte électorale volatile, une crise sanitaire jamais vue depuis un siècle... la « plus grande démocratie du monde » était mise à l’épreuve, hier. Voyez comment les candidats et le peuple américain ont vécu cette élection historique, qui a comporté son lot de surprises.• À lire aussi: [EN DIRECT] Présidentielle 2020: suivez la soirée électorale américaine

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Biden, le superstitieux  

Photo AFP

Comme il l’avait fait en 2008 quand il briguait l’investiture démocrate, Joe Biden est retourné hier dans sa maison d’enfance de Scranton pour y écrire un message sur l’un des murs, dans l’espoir que cela lui porte chance. « De cette maison, à la Maison-Blanche, par la grâce de Dieu », a-t-il rédigé au stylo noir sur un mur du salon. Biden aime rappeler qu’il a grandi dans cette ville industrielle de la Pennsylvanie où il a vécu jusqu’à l’âge de 10 ans, déménageant par la suite dans l’État voisin du Delaware. L’occupante de la maison, Anne Kearns, n’a pas semblé contrariée : « Je vous regarde tout le temps » à la télévision, lui a-t-elle dit. Dans l’après-midi, le septuagénaire a évité de prédire l’issue du scrutin, se disant « superstitieux ».

Les électeurs atteints de la COVID-19 ont pu voter, même en personne  

Photo AFP

Pour les personnes atteintes du coronavirus, le droit de voter a supplanté l’obligation de s’isoler, hier, aux États-Unis. Même si cela va à l’encontre de ses propres recommandations, le CDC, l’agence de santé publique américaine, a confirmé que tous les électeurs pouvaient voter en personne, même dans l’éventualité où ils sont malades ou en quarantaine préventive. Il leur était toutefois fortement recommandé de porter un masque et de rester à six pieds de toute autre personne, entre autres. Une consigne contraire aurait pu être considérée comme étant illégale, car la loi garantit l’accès aux bureaux de vote. Or, si un nombre record d’Américains a voté par la poste, le vote en personne était le dernier recours pour beaucoup de citoyens ayant reçu un diagnostic positif après la date limite pour réclamer un bulletin de vote par correspondance. Le coronavirus n’aura laissé aucun répit aux Américains pendant cette élection, lui qui infecte toujours des dizaines de milliers de personnes chaque jour au pays.

Débordements à une manifestation de Black Lives Matter à Washington  

Photo AFP

Des centaines de personnes se sont massées près de la Maison-Blanche pour attendre les résultats de l’élection hier soir. Vers minuit, le réseau NBC indiquait que les différents rassemblements, certains favorables à Trump, d’autres à Biden, étaient en grande partie pacifiques. On rapportait néanmoins trois arrestations reliées à deux échauffourées. Les esprits se sont notamment échauffés en milieu de soirée à la Black Lives Matter Plaza, où des militants antiracistes étaient réunis. Dans une vidéo diffusée sur Twitter par un journaliste indépendant, on pouvait voir un militant cagoulé du regroupement antiraciste et un homme blanc en venir aux poings puis ce dernier, blessé à la tête, être escorté de manière bienveillante par un homme noir jusqu’aux policiers. Le Washington Examiner a également mis en ligne des images montrant des militants affronter des policiers.

« Victoire » du pot légal dans certains États  

La marijuana a gagné du terrain, hier, alors que l’élection était aussi l’occasion pour les États de tenir des référendums sur différentes questions. Dans le New Jersey, les électeurs ont voté en masse (67 % à 23 h 50) en faveur de la légalisation du pot pour un usage récréatif. En Arizona et dans le Montana, cette même proposition recueillait autour de 60 % des appuis au moment de mettre sous presse tandis que les électeurs du Dakota du Sud étaient plus partagés. Par ailleurs, l’Oregon est devenu le premier État américain à légaliser la psilocybine, l’ingrédient psychédélique des champignons hallucinogènes, avec 56 % voix exprimées, rapportait le journal The Oregonian.

Une proche des complotistes au Congrès  

Photo AFP

Une candidate pro-Trump qui embrasse le mouvement conspirationniste QAnon représentera un bastion républicain du nord-ouest de la Géorgie à la Chambre des représentants des États-Unis. Favorite dans les sondages, Marjorie Taylor Greene avait déclaré en 2017 que « Q », auteur non identifié à l’origine de ce courant d’extrême droite, est un « patriote ». « C’est l’occasion d’une vie d’éliminer cette cabale mondiale de pédophiles satanistes et je pense que nous avons le président qu’il faut pour cela », mentionnait-elle, reprenant une idée propagée par QAnon, voulant que Donald Trump mène une guerre secrète contre une secte mondiale. Durant sa campagne pour la primaire, elle avait de nouveau témoigné son soutien envers cette mouvance. Le président américain l’avait félicitée chaleureusement pour sa victoire à la primaire, sur Twitter : « Marjorie est solide à tous égards [...] une vraie GAGNANTE ! »

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