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Trop tôt pour spéculer sur l’état mental de l’accusé

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Carl Girouard, qui aurait semé l’horreur dans le Vieux-Québec le soir de l’Halloween avec un sabre japonais, était de retour en cour, jeudi, et le procureur a invité les médias à faire preuve de prudence quant à l’état mental du présumé meurtrier.

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Au sortir de la salle d’audience, le poursuivant, Me François Godin, s’est adressé aux nombreux journalistes qui s’étaient déplacés au palais de justice de Québec pour assister au retour en cour de l’homme de 24 ans.  

Après avoir brièvement expliqué la procédure qui venait de se dérouler en cour, Me Godin a rappelé qu’il y avait, dans le Code criminel, une présomption suivant laquelle les gens sont réputés être « sains d’esprit ».

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« Si jamais M. Girouard entend faire valoir une défense à cet effet, il pourra le faire en temps opportun. Au moment où on se parle, il est beaucoup trop tôt pour spéculer à cet effet », a-t-il mentionné. 

Ordonnance levée

Quelques minutes auparavant, le procureur aux poursuites criminelles et pénales avait demandé au juge René de la Sablonnière de lever l’ordonnance de non-publication qui, jusqu’à maintenant, protégeait l’identité des victimes de l’attaque au sabre.

Pendant que le procureur faisait cette demande, Girouard, qui était présent virtuellement et qui se trouvait en confinement préventif à l’Établissement de détention de Québec, écoutait attentivement. 

L’homme s’est contenté de répondre par l’affirmative lorsque le président du tribunal lui a demandé s’il « comprenait ce qui se passait en salle de cour ».

Suite le 20 novembre

Le dossier de Carl Girouard reviendra en cour le 20 novembre, pour la forme.

À cette date « entre 75 et 80 % » de la preuve amassée par les enquêteurs du Service de police de la Ville de Québec pourra être transmis par le ministère public à l’avocat de la défense, Me Benoit Labrecque. 

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