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Lancement du projet «Sexto» par la SQ

Lancement du projet «Sexto» par la SQ
Photo d'archives

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La Sûreté du Québec (SQ) a lancé, vendredi, le Projet SEXTO, qui a pour but de limiter les impacts négatifs du sextage chez les jeunes lorsque des situations dégénèrent.

Le projet établira une démarche claire sur les manières d’agir lorsque des situations du genre surviennent. L’objectif est de limiter la propagation des images et ainsi de diminuer les impacts ressentis par les victimes.

L’initiative a d’abord été imaginée par le Service de police de la Ville de Saint-Jérôme l’année dernière. La SQ s’est associée au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) ainsi qu’aux milieux scolaires à travers la province, a-t-elle fait savoir par communiqué.

La SQ a expliqué qu’une «formation a été développée et sera maintenue à jour afin que les policiers et le personnel des écoles désignés puissent adapter leurs interventions auprès des adolescents concernés».

Le Projet SEXTO comporte aussi un volet de sensibilisation pour les jeunes et leurs parents quant au sextage et à ses dérapages.

Les intervenants scolaires se verront distribuer des trousses SEXTO, et ce sont eux qui seront le premier pivot lorsqu’une situation du genre éclatera. Ces intervenants scolaires seront ceux qui aviseront les autorités responsables.

Le DPCP se chargera de déterminer si l’acte de partage d’un jeune fautif était impulsif ou malveillant. S’il s’agit d’un acte impulsif, le jeune et ses parents seront rencontrés par des agents de la SQ dans une démarche éducative.

Si le DPCP détermine qu’il s’agit d’un acte malveillant, alors une enquête criminelle sera lancée.

Idéalement, la SQ vise la destruction des images relayées dans un délai de quatre jours.

Au total, 571 jeunes ont été rencontrés dans 163 dossiers différents de sextage chez les jeunes soumis au DPCP.

«Ce phénomène étant grandissant chez nos jeunes, il est primordial pour tous les partenaires de les sensibiliser et de les familiariser aux conséquences physiques, psychologiques, émotionnelles, sociales et légales du sextage», a déclaré la SQ.

Le projet se déploiera de manière progressive à travers le Québec. L’Estrie est la première région où prendra forme le Projet SEXTO.