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Un homme au lourd passé psychiatrique déclaré «accusé à haut risque» à Québec

Serge Gormley
Photo courtoisie Serge Gormley
Accusé

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Un homme au lourd passé psychiatrique trouvé non criminellement responsable, en juin dernier, du meurtre prémédité de son colocataire a été déclaré, lundi, «accusé à haut risque» par le juge François Huot. 

C’est sans hésitation aucune, après avoir entendu les représentations faites par la poursuivante, Me Geneviève Lacroix, que le juge de la Cour supérieure a accolé ce titre à Serge Gormley, 59 ans. 

En mars 2019, une quinzaine de jour avant que le drame ne se produise, Gormley s’était retrouvé au 1947, rue de la Bastille, un édifice à logements qui héberge des personnes ayant des problèmes de santé mentale. 

Sans bien connaître son colocataire, François Elliott, 69 ans, il était toutefois convaincu que ce dernier était «un motard» et qu’il voulait «le passer» en lui faisant manger «un biscuit qui contenait du fentanyl».  

Mort par asphyxie

Dans la nuit du 6 avril, Gormley a donc mis le feu à un drap en espérant tuer sa victime par asphyxie.  

Après avoir rappelé les circonstances tragiques dans lesquelles le sexagénaire a perdu la vie, la procureure a rappelé au tribunal que Gormley était «connu en psychiatrie depuis 1984», qu’il avait été hospitalisé à 67 reprises entre 1984 et 2017 et qu’il avait reçu un diagnostic de «schizophrénie paranoïde». 

Elle a également souligné que Gormley possédait des antécédents judiciaires pour des crimes d’incendies commis en 2003 et 2018 et qu’il avait déjà été condamné pour action indécente, menaces, voies de fait avec lésions et agression armée.  

Volonté réelle

En défense, l’avocat de Gormley, Me Julien Grégoire, a souligné au tribunal que son client, détenu en institut depuis son arrestation, prenait sa médication de façon régulière et que celui-ci démontrait une volonté réelle de s’en sortir.  

Après avoir pris en compte les observations, le juge Huot a déclaré Gormley «accusé à haut risque» et il a ordonné qu’il soit détenu dans un hôpital psychiatrique spécialisé, comme le Centre intégré universitaire de santé et de service sociaux de la Capitale-Nationale (CIUSSSCN).  

Si, un jour, l’état mental de Gormley venait à s’améliorer, son dossier devra obligatoirement être soumis de nouveau à un juge de la Cour supérieure qui devra décider s’il est en mesure de réintégrer la société.