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234 000 spectateurs virtuels pour Léa Jarry

Léa Jarry a lancé son album le 26 octobre au stade de Saint-Tite
Photo courtoisie, Patrick Beaudry Léa Jarry a lancé son album le 26 octobre au stade de Saint-Tite

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Son nom ne vous dit rien? C’est normal. Après avoir chanté dix ans dans l’ombre en tant que choriste, la chanteuse country Léa Jarry vient tout juste de lancer son premier album, L'heure d'été. Pandémie oblige, elle a dû se résigner à un lancement virtuel, mais pas question pour elle de faire les choses à moitié.

Elle n’a peut-être pas eu le lancement en présentiel dont elle rêvait, mais Léa Jarry ne peut certainement pas être déçue. Plus de 234 000 personnes ont visionné sa prestation.  

Le spectacle avec pyrotechnie, digne des grandes stars, s’est déroulé le 26 octobre dernier sur une grande scène lumineuse érigée en plein milieu du stade de St-Tite. Les idées de grandeur proviennent entre autres de son gérant et directeur artistique Alex Artun, qui est derrière la performance de Miro Belzil sur le toit du Stade olympique en août.  

Léa Jarry a lancé son album le 26 octobre au stade de Saint-Tite
Photo Patrick Beaudry

Pour l’aspect visuel, la production avait fait appel à PixMob (Taylor Swift, Super Bowl 2019), qui s’est chargé d’habiller les 7000 places vides avec ses bracelets lumineux. Le spectacle a été diffusé sur les réseaux sociaux de plusieurs festivals country québécois. «Je n’aurais pas pu imaginer faire un show de cette ampleur-là un jour», souligne Léa Jarry à l'autre bout du fil.

«Je pense que si la pandémie n’était pas arrivée, on n’aurait peut-être pas fait quelque chose d’aussi fou que ça, observe-t-elle. On a été obligés de créer quelque chose, mais je ne m’attendais pas à une telle réaction. Ça n’a aucun sens.» 

S’exiler pour chanter

Originaire de Baie-Saint-Paul, Léa Jarry s’est exilée à Montréal à 17 ans pour faire ses études en musique. Elle a cumulé les contrats dans les comédies musicales, à la télé et comme choriste (Gregory Charles, En direct de l’univers).

Léa Jarry a lancé son album le 26 octobre au stade de Saint-Tite
Photo Patrick Beaudry

«Quand ça a fait dix ans que j’étais à Montréal, j’ai eu un wake-up call, raconte-t-elle. Je me suis rappelé que c’est pour sortir mes propres chansons que j’étais là. C’était ça mon premier rêve. J’avais assez attendu.» 

Après un premier EP en 2019, elle lance L’heure d’été, un premier album country pop complet dont elle signe toutes les chansons et qui lui a permis de remporter le prix d'Auteur-compositeur de l’année SOCAN au 8e Gala Country. 

Le nombre de personnes qui ont vu son spectacle de lancement est un symbole indéniable de la popularité du new country. Pourtant, le style musical est encore boudé par les radios.  

«C’est drôle ça, l’espèce de dichotomie entre l’amour que les gens ont pour cette musique-là, et la fermeture totale des radios, remarque Léa Jarry, qui est très active sur les réseaux sociaux. Je ne comprends pas encore cette affaire-là, surtout qu’on sent cet engouement plus mainstream pour le country. J’ose croire que dans les prochaines années, ils vont suivre la vague.»