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Savoir s’adapter aux normes en vigueur

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Photo courtoisie, Julien Cabana Il sera possible de faire de la motoneige cet hiver dans le réseau de sentiers québécois. Il faudra toutefois bien s’ajuster avec les nouvelles directives en vigueur en raison de la pandémie.

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En raison de l’époque que nous vivons, à l’instar de bien d’autres activités hivernales, la pratique de la motoneige sera bien différente cet hiver.

« Il est certain que nous allons devoir changer nos habitudes qui étaient souvent de parcourir de très longues distances en traversant les régions, d’expliquer monsieur Michel Garneau de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec (FCMQ). Personnellement, je conseille, pour cet hiver, de se trouver un point de logement et de circuler sur différents itinéraires pour revenir chaque soir à notre point de départ. Ainsi, les gens vont pouvoir s’amuser, mais de façon différente et du même coup visiter à fond une région. Dans les faits, on peut penser à des circuits en marguerite, à partir de son hôtel, par exemple. » Actuellement, il est clair que lorsque la saison de motoneige débutera, on ne saura qu’à ce moment-là comment sera gérée la pandémie. Personne ne peut savoir présentement ce que sera l’accès aux services.

« Lorsque la saison débutera, il faudra adapter la pratique de la motoneige aux conditions qui seront dictées par la situation. Il appartiendra à chaque motoneigiste de s’assurer que son itinéraire est sécuritaire. De façon concrète, cela exigera une approche prudente et proactive, le temps venu de planifier et exécuter ses sorties », d’expliquer la direction de la FCMQ dans son message aux motoneigistes.

UNE PLANIFICATION

Dans le passé, il suffisait de suivre les affiches sur les sentiers pour déterminer à quel endroit on allait arrêter manger ou encore où on allait dormir.

Pour la direction de la FCMQ, il est clair que les motoneigistes devront changer leurs habitudes.

« Il est recommandé de prévoir vos arrêts et de confirmer que les établissements que vous désirez visiter seront ouverts. Si certains commerces touristiques sont fermés, d’autres seront ouverts. Il faudra profiter de ces derniers et penser aux randonnées en boucle. Pour nous, il s’agit d’une solution pragmatique et d’un compromis parfait pour le motoneigiste qui pourra ainsi découvrir de nouveaux endroits sans être encombré des aléas des fermetures. » Tous les intervenants du milieu de la motoneige sont bien conscients que les restrictions en place peuvent changer la pratique de la motoneige comme nous la connaissons depuis plusieurs années.

À ce sujet, le message de la FCMQ est assez facile à comprendre.

« Comme partout ailleurs, les commerces de restauration et d’hébergement, y compris les restos-bars et autres services qui accueillent les motoneigistes, devront se conformer aux consignes et directives de la Santé publique. En tant que Fédération, nous prenons l’engagement de prendre tous les moyens à notre disposition pour tenir la communauté motoneigiste informée sur l’évolution du réseau des sentiers. »

LES CLUBS ET LES BÉNÉVOLES

Dans cette toute nouvelle façon de faire les choses, il y a les motoneigistes et leur façon de pratiquer l’activité, mais il ne faudrait pas oublier les clubs et leurs bénévoles.

« Ce n’est pas facile pour eux non plus de réussir à mettre le réseau en place en tenant compte de toutes les contraintes qui sont dictées par la situation actuelle, d’expliquer le directeur général de la FCMQ, monsieur Stéphane Desroches. Mais, fidèles à eux-mêmes, ces passionnés trouvent le moyen de contourner les obstacles afin d’arriver à offrir de beaux sentiers sécuritaires. »

L’annonce du gouvernement voulant que les relais de motoneige soient ouverts cet hiver a très bien été accueillie, sauf qu’il faudra suivre de près la situation.

Bien des clubs du Québec offrent des services de relais/refuges. Dans ce cas précis, les informations les concernant seront acheminées à la Fédération. L’organisation verra à faire la mise à jour régulièrement des informations sur les différentes plateformes disponibles pour les motoneigistes. Cela implique aussi que tous les intervenants du milieu commercial qui ont un lien direct avec la pratique de la motoneige devront fournir régulièrement des informations sur leur statut opérationnel. La diffusion fréquente de l’information sur les développements commerciaux sera un élément sécuritaire pour les motoneigistes qui pourront mieux planifier leurs excursions et éviter les mauvaises surprises.

NOTRE RESPONSABILITÉ COMME MOTONEIGISTES

Plusieurs personnes ont choisi soit de revenir à la motoneige ou encore de découvrir ce loisir hivernal qui a beaucoup à offrir. Cela signifie donc qu’il faudra redoubler de prudence dans les sentiers cet hiver parce que plusieurs novices seront là. C’est la responsabilité des motoneigistes plus expérimentés d’aider ces novices qui ne sont pas toujours au courant de tout ce qui se passe dans les sentiers. Avec les ventes de motoneiges qui ont explosé, il ne faudrait pas se surprendre de voir le nombre de motoneiges immatriculées dépasser le cap des 200 000 cet hiver.

En tant que motoneigistes, nous avons aussi une responsabilité de collaborer pour observer à la lettre les consignes de la Santé publique, si on veut que les cas d’infections diminuent. Plus il y a de cas, plus les restrictions sont sévères. Si on veut revenir à la pratique de la motoneige comme dans le bon vieux temps, si on peut le dire ainsi, il faut faire notre part.