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Notre-Dame de Paris renoue avec l’Asie

La comédie musicale y a repris l’affiche cette semaine

Notre-Dame de Paris
Photo d’archives Robert Marien et la troupe de Notre-Dame de Paris ont repris les représentations en Asie.

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La vie reprend son cours normal pour la distribution de Notre-Dame de Paris. Enfin presque. Les Québécois Robert Marien et Richard Charest sont remontés sur scène à Séoul, en Corée, pour la première fois depuis le début de la pandémie... devant des spectateurs masqués.

Robert Marien
Photo d’archives
Robert Marien

Le premier lever de rideau, mardi soir, était particulièrement émotif pour la troupe de Notre-Dame de Paris. Non seulement s’agissait-il de leur première représentation depuis l’éclosion de COVID-19, mais ils n’étaient pas remontés sur scène depuis le décès du producteur original du spectacle, Charles Talar. « On lui a dédié le show. Cette fébrilité-là a été bien canalisée dans le spectacle, tout s’est vraiment bien passé. On était tellement contents d’avoir un public devant nous », relate Robert Marien, au bout du fil.

La troupe, qui a posé ses valises en Corée jusqu’à la mi-janvier, compte sur le talent de trois artistes québécois : Robert Marien (Frollo), Richard Charest (Gringoire) et José Dufour, doublure pour ces deux personnages. Une poignée de membres de l’équipe technique sont également originaires de la Belle Province. 

« Pratiquement plein »

Le public, lui, était déjà nombreux cette semaine. La zone où se situe la salle de spectacle – le Blue Square Interpark Hall – est classée « catégorie 1 », permettant à l’amphithéâtre de quelque 1750 places d’être « pratiquement plein », selon Robert Marien. 

Plusieurs protocoles ont toutefois été mis en place afin d’assurer la sécurité de tous. Ainsi, la température de chaque spectateur est prise à son arrivée sur les lieux et les masques sont obligatoires en tout temps, et ce, même durant la représentation. 

« C’est particulier. Habituellement, dès que la musique commence, on a droit à des cris. Mais puisque les gens sont tous masqués, ils réagissent beaucoup moins vocalement. Ça crée un silence qui est quasi religieux », remarque Robert Marien. 

Quant aux artistes, ils doivent eux aussi se plier à différentes exigences. 

À partir du moment où ils quittent l’hôtel où ils résident, ils se font prendre la température corporelle à quatre reprises avant d’atteindre la scène où ils se produiront. Les fêtes et soupers entre amis sont bien évidemment proscrits, tout comme les signatures d’autographes qui suivent habituellement les spectacles. 

Robert Marien ajoute également avoir dû se soumettre à sept tests de COVID-19 depuis le début du mois d’octobre. 

« C’est ce qu’il faut. Ça peut paraître spartiate, mais c’est un petit prix à payer pour pouvoir continuer à exercer notre métier », estime-t-il.