/news/currentevents
Navigation

Un prédateur sexuel à l'ombre pour 11 ans à Québec

Christian Amisi Amuli
Photo courtoisie, SPVQ Christian Amisi Amuli

Coup d'oeil sur cet article

Après avoir plaidé coupable, en octobre, à des accusations d’agression sexuelle et de leurre à l’égard de plusieurs d’adolescentes et d’un jeune codétenu, un homme de 29 ans a été condamné, jeudi, à purger une peine de 11 ans de détention.

Christian Amisi Amuli peut être considéré comme un véritable prédateur sexuel. Sur une période de trois ans, entre 2016 et 2019, l’homme repérait des victimes vulnérables, souvent en fugue de centres jeunesse, et communiquait avec elles via les réseaux sociaux.  

En tout, six adolescentes, âgées de 13 et 16 ans, ont été forcées d'avoir des relations sexuelles complètes avec l’accusé ou encore de lui faire des fellations et de subir ses attouchements. 

Amuli a même menacé une jeune fille de la violer et de tuer ses parents si elle ne lui donnait pas ce qu’il désirait. 

Agression sur un codétenu

À la suite de son arrestation, alors qu'il se trouvait à l'Établissement de détention de Québec, Amuli a aussi décidé de s’en prendre à un jeune codétenu en l’agressant sexuellement.  

Cette victime, qui n’est plus en détention, a d’ailleurs choisi de s’adresser au tribunal pour expliquer les conséquences que l’agression commise en prison avait eues sur lui.  

«À la suite de l’agression, je me méfiais de toutes les personnes de race noire, je me méfiais des gens plus grands que moi... je ne dormais plus... J’avais beaucoup de colère et de peine en moi. Encore aujourd’hui, je rêve parfois à cela et je revois l’agression dans ma tête», a dit le jeune homme âgé de 20 ans.  

En plus des accusations de nature sexuelle, Amuli a reconnu avoir fait le trafic de stupéfiants. 

Suggestion commune

De façon commune, la poursuivante, Me Julie Roy, et l’avocate de la défense, Me Noémie Ayotte, ont suggéré au juge Steve Magnan d’imposer la peine fédérale à l’homme qui possède des antécédents de possession et de trafic de stupéfiants, d'agression armée, d'entrave, de vol et de recel. 

«Pour vous présenter cette suggestion, nous avons pris en considération les nombreux facteurs aggravants comme le nombre de victimes, les conséquences subies, la violence avec laquelle certaines infractions ont été commises et la dangerosité de monsieur qui émane des facteurs qu’il a admis», a mentionné Me Roy.  

Comme seul facteur atténuant, l’avocate a souligné le plaidoyer de culpabilité de l’accusé qui a permis d'éviter à de nombreuses adolescentes de venir témoigner en cour.