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Le feu vert pour le tramway réclamé avant les Fêtes

Des « acteurs clés » de la capitale font pression sur le gouvernement Legault

Tramway
Illustration d'archives, Ville de Québec Le projet de tramway de l’administration Labeaume ne sera pas approuvé dans sa forme actuelle par le gouvernement Legault qui exige des changements au tracé de 22 km, entre Cap-Rouge et Charlesbourg, pour améliorer la desserte des banlieues.

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L’Université Laval, la Chambre de commerce de Québec et des gros joueurs du secteur de la finance et des assurances demandent au gouvernement Legault d’adopter un décret pour autoriser le projet de tramway avant les Fêtes.

Se décrivant eux-mêmes comme des « acteurs clés » de la grande région métropolitaine de Québec dans un communiqué conjoint, diffusé vendredi, les porte-parole de ces organisations affirment qu’il faut « sécuriser le tracé de la colonne vertébrale » du réseau structurant de 3,3 G$ au plus vite.

La Banque Nationale, le Mouvement Desjardins, le CAA-Québec, le Conseil du patronat, l’Institut de développement urbain du Québec, iA Groupe financier et La Capitale / SSQ Assurance signent aussi ce communiqué expédié par l’organisation J’ai ma passe, qui soutient le projet de réseau structurant.

« Nous tenons à saluer l’appui offert par M. Bonnardel au mode tramway du Réseau structurant de transport en commun comme colonne vertébrale pour Québec, ainsi que la volonté affichée de collaboration, que nous partageons. Maintenant, bien que nous comprenions l’intérêt à améliorer le projet et desservir plus de banlieues, cela ne peut pas se faire au détriment du tracé de colonne vertébrale actuel », disent-ils en chœur.

« Le tramway de Québec, c’est un projet qui vient répondre aux besoins de la population en mobilité durable. Surtout, il faut le voir comme une première phase, sur laquelle on va pouvoir bâtir, notamment pour la desserte de plus de banlieues », a déclaré le président du Conseil du patronat du Québec, Karl Blackburn.

Les anti-tramway sortent aussi

Les dirigeants du groupe citoyen Tramway non merci, opposés au projet du maire de Québec, ont également fait une sortie médiatique, vendredi, dans un hôtel de Sainte-Foy, pour faire écho au rapport très critique du BAPE (Bureau d’audiences publiques sur l’environnement) dévoilé en début de semaine.

Furieux, Régis Labeaume avait alors dénoncé un rapport « tronqué, erroné, biaisé, tordu et rempli d’incohérences ».

« Où sont les qualifications du maire pour dire que ce rapport est sans fondement ? Où cache-t-il son baccalauréat en ingénierie, son MBA en administration des affaires ou son doctorat en transport en commun ? Bref, où est sa compétence pour affirmer que ces experts n’en sont pas ? », a déclaré Stéphane Lachance, qui s’est porté à la défense des commissaires du BAPE.

Un moratoire complet demandé

Comme le chef de Québec 21 en début de semaine, M. Lachance a réclamé à son tour un gel immédiat de toute dépense liée à ce projet, voire un moratoire complet, rappelant que la population « ne lui a jamais donné » le mandat de réaliser un projet de tramway aux dernières élections.

Pas le temps de reculer  

« Dans le contexte de relance économique, il est non seulement primordial d’offrir un climat de prévisibilité dans le dossier du tramway, mais surtout de démarrer rapidement. »

— Steeve Lavoie, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec

« Je sens que nous avons une responsabilité de livrer rapidement ce réseau pour notre jeunesse, qui demande des actions concrètes pour l’environnement. Il y a un engouement particulièrement fort de la communauté étudiante. »

— Sophie D’Amours, rectrice de l’Université Laval

 

« En tant que grand employeur, il nous paraît essentiel de sécuriser la colonne vertébrale qu’est le tramway dans les plus brefs délais. Il est essentiel d’aller de l’avant rapidement avec cette première phase. »

— Jean-François Chalifoux, président et chef de la direction de La Capitale / SSQ Assurance