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De belles possibilités en marais

Campeau
Photo courtoisie La chasse dans les petits marais sera encore fort possiblement productive pendant plusieurs semaines, voire jusqu’à la prise des glaces.

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Les adeptes de la chasse au canard pourront pratiquer leur activité de prélèvement préférée pendant encore plusieurs semaines, soit jusqu’au 2 janvier. 

De nombreux sauvaginiers concentrent leurs efforts de chasse dans une cache, dans une chaloupe ou dans une calleuse à proximité ou au-dessus de certains lacs et rivières.

Il faut toutefois savoir et se rappeler que de multiples microenvironnements, comme de petites étendues d’eau à l’intérieur des terres, des baies peu profondes et des swamps, comme on les appelle fréquemment, peuvent offrir eux aussi un potentiel digne de mention. Tant et aussi longtemps qu’ils ne gèleront pas, vous pourrez y déjouer des gibiers à plumes.

Bons conseils

Martin Léonard travaille dans le domaine de la chasse et de la pêche depuis plus de 25 ans. Ce passionné, qui œuvre également à titre d’acheteur pour Sail Plein Air, passe tout son automne à « courir après les canards », comme il le dit en rigolant.

Lors d’une récente discussion, il a bien voulu partager quelques trucs avec les lecteurs du Journal pour les aider à obtenir de meilleurs résultats. Voici l’essentiel de ses propos.

Prospection

De nos jours, il est facile
d’effectuer des reconnaissances virtuelles des lieux avec un programme informatique aussi complet et performant que Google Maps. À même le confort de notre domicile, on peut rapidement repérer des petites nappes pouvant être les hôtes d’une
impressionnante faune ailée. 

Si le marais fait partie d’un réseau hydrique quelconque et qu’il est influencé par un léger courant, cela vous indiquera qu’il gèlera plus tard que les sites stagnants. 

La deuxième étape consiste à vous y rendre en personne afin de constater s’il s’agit d’un habitat fréquenté ou pas par la sauvagine. Comme pour toutes les autres chasses, vous devez évidemment obtenir la permission des propriétaires terriens avant de vous y aventurer. Lors de vos visites, si vous n’apercevez pas d’oiseaux dans le secteur visé, tentez de repérer des indices prometteurs comme des plumes au bord de l’eau ou des traces de pattes dans la boue. Vous pouvez même laisser deux ou trois appelants dans le marais pour inciter les canards à venir le visiter.

Stratégies

Selon Martin, il ne faut pas un équipement très élaboré pour exploiter des petits trous d’eau. Un assortiment composé de 6 à 24 appelants, propres et réalistes, avec diverses positions de tête, rassurera les spécimens qui
s’approcheront de votre embuscade. Disposez vos oiseaux factices près de la rive en petits groupes pour créer des zones d’atterrissage et de tir. Complétez votre agencement avec un ou deux modèles motorisés, installés en retrait, pour attirer encore plus l’attention des volatiles. L’action se déroule habituellement tôt le matin ou en fin de journée. Ne vous surprenez pas que tout arrête d’un coup sec. Faites votre chasse et revenez trois ou quatre jours plus tard.  

Camouflez-vous dans les hautes herbes aquatiques, utilisez une petite cache portative ou un panneau pliant en y ajoutant de la végétation du moment pour vous soustraire à leur vue perçante. Si possible, positionnez-vous de façon à avoir le vent et le soleil dans le dos. Les canards feront alors leur entrée face à vous.

Cancaner

On retrouve sur le marché plusieurs appeaux à barboteur. Ce sont ceux pour le canard noir et le colvert qui sont les plus prisés pour le genre de chasse que Martin pratique. Les versions Timbers émettent des tonalités graves et rauques idéales pour les endroits restreints. Les high pitch sont plus souvent utilisés pour les appels interurbains.

M. Léonard préconise l’utilisation de trois ou quatre modèles pour varier les sons. Évitez de cancaner lorsque les oiseaux sont en vol face à vous, car ils auront plus de facilité à vous repérer. Selon Martin, il y a trois vocalises importantes à maîtriser :

L’appel de confiance : Pour y arriver, prononcer le mot VITE dans votre appeau en subtilisant la lettre I. La séquence doit ressembler à « V V V V V TE, V V V V V TE, V V V V V TE ».

Le rappel insistant est plus facile à émettre, il suffit de faire une série de « Daaaa, Daaaa, Daaaa, Daaaa, Daaaa, Daaaa » marquée de pauses.

Le cri du canard se nourrissant est composé pour sa part des mots suivants émis à répétition : « Doggy, Dog, Dog, Dog, Doggy, Doggy, Dog, Dog ». 

Quand vous aurez maîtrisé les divers dialogues, vous pourrez les enchaîner et les entremêler pour recréer l’illusion que plusieurs spécimens sont en train de dialoguer.

Équipement

Vous serez fréquemment exposé aux rigueurs de l’eau froide. Vous auriez donc intérêt à porter des bottes pantalons en néoprène isolées d’une épaisseur de 5 millimètres.

Pour le tir, Martin se sert d’un A5 Wicked Wing avec un canon de 28 pouces et un étranglement modifié.

Pour ce qui est des munitions, il privilégie des billes de taille 2 et BB voyageant à une vitesse approximative de 1400 p/s. 


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Trophées des lecteurs

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Les mots constance et séquences ininterrompues riment avec Vincent Alary, puisque ce dernier a capturé son septième buck en sept ans. N’ayant pas été chanceux à l’arbalète, il s’est rendu dans la vallée de La Matapédia, avec son arme à poudre noire. Le mercure indiquait -12 °C quand ce majestueux animal coiffé d’un panache de 42 po a répondu à l’appel.  

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Au cours des trois premiers jours de chasse dans la ZEC Chapeau-de-Paille, François Blais, son frère Pierre et leurs partenaires ont lancé les bons appels avec leurs calls puisque ces deux beaux rivaux croyaient rencontrer une belle femelle en chaleur. Le plus gros des deux, suivi par sa compagne, s’est aventuré à moins de 10 mètres de François avant qu’il ne fasse feu. 

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En octobre dernier, Donaven Asselin, de Saint-Damien, va chercher ses deux enfants à l’école. Au lieu de revenir à la maison, ils vont faire la passe du soir. Après quelques séances d’appels, ce beau buck, avec ses bois de 35 po, est apparu dans le bûcher. Henrik, 12 ans, décoche une flèche à l’arbalète. Il n’a fallu que quelques minutes au chien de sang pour le retrouver. Bravo !  

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Lors de sa première excursion de chasse, Stéphanie Girard s’est rendue à Godbout, sur la Côte-Nord, en compagnie de son père Normand, de Steve Brown, de Marius Girard et de Robert Savoie. Ils se souviendront longtemps de cet orignal de 504 livres vidé puisqu’à la suite du tir de Steve, il est tombé dans un lac situé tout en haut d’une montagne vraiment difficile d’accès. 

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Le 3 octobre, Dominique Déziel et ses amis se rendent dans la réserve faunique de Mastigouche pour un séjour d’une semaine. À sa grande surprise, après seulement 10 minutes de chasse et à moins de 300 mètres de son camion, un prétendant répond à son premier appel de femelle et se dirige vers lui à toute allure. Dominique l’a intercepté à 15 mètres de distance. 

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Réal Leroux, de Lavaltrie, pourchasse les grands gibiers depuis 40 ans. Il concentre ses efforts dans la région de Charlevoix, où lui et ses partenaires ont capturé 9 orignaux au cours des 11 dernières saisons. Cette année, en compagnie de son fils Yannick, il a réussi à faire réagir ce mâle coiffé d’un panache de 34 po à 700 pieds, dans une swamp, avec sa 300 WSM. 

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Après quatre années infructueuses à tenter sa chance sur sa terre à Saint-Justin, dans la zone 15, Benoît Gosselin, de Lanoraie, a enfin réalisé son rêve cet automne. Après avoir émis quelques « maheuuuu », ce petit buck, tout excité, s’est dirigé vers lui à la course. Benoît a visé avec sa 338 Winchester Mag et l’animal est tombé sur place. Le sourire de Benoît en dit long... 

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Moins de 15 minutes après son arrivée à sa cache située à Clova, Alex Malo entend un orignal se manifester au loin. Surpris et ravi, il se dit qu’il va s’amuser avec ce dernier et qu’il n’est certainement pas pour se servir de sa carabine lors de sa première journée dans le bois. Comme vous pouvez le voir, il a changé d’idée quand il a vu ce mastodonte de 60 po. 


De nombreux nemrods se sont rendus dans l’arrière-pays cet automne pour tenter d’y déjouer les rois de la forêt. Voici de belles photos que j’ai reçues au cours des dernières semaines mettant en vedette d’heureux chasseurs. 

► Envoyez-moi vos plus belles photos : j’invite tous les adeptes de chasse à me faire parvenir leurs plus belles photographies de chevreuils par courriel à patrick.campeau@quebecormedia.com. Chacune doit être accompagnée d’une brève description indiquant le nom de l’amateur, la taille du gibier, l’endroit de la capture, la date et quelques anecdotes savoureuses. Les plus belles photos de cerfs de Virginie seront bientôt publiées dans ma chronique.