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«Ce sera une bataille de rue» -David Théroux

Gala Dooly’s GYM
Photo Martin Chevalier David Théroux n’avait pas épargné Jose Alfaro lors d’un duel présenté au Casino en février 2019.

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David Théroux est dans une situation où il n’a rien à perdre. En livrant de bonnes performances pendant le tournoi du Carré d’As d’Eye of the Tiger Management, il croit qu’il peut se refaire un nom enviable, mais aussi relancer sa carrière.

Sa quête commencera samedi à l’Hôtel Rimouski alors que le boxeur de Sorel-Tracy (16-3, 11 K.-O.) se mesurera à l’Albertain Steve Claggett (28-6-2, 18 K.-O.).

« C’est mon plus gros combat en carrière et je vais tout donner, a souligné David Théroux lors d’un entretien téléphonique avec Le Journal de Montréal.

« Je sais que je suis le négligé dans ce combat et je suis très confortable avec ce rôle. Je m’en vais sur le ring pour gagner. »

Il croit en ses chances de surprendre les observateurs contre Clagget.

« Je suis plus rapide et je frappe plus fort que Claggett. Je m’en vais là pour lui arracher la tête. Ce sera une bataille de rue parce que je sais qu’il ne se sauvera pas. »

Pour ce qui est de ses chances de remporter le tournoi, il n’y a rien d’impossible selon lui.

« Il y a plusieurs choses qui peuvent survenir durant ce tournoi. Comme on le sait, dans le monde de la boxe, ça peut évoluer rapidement. Je vais y aller un combat à la fois. »

Invitation inattendue

Après son dernier combat, Théroux a pris une pause de la boxe. La motivation n’était plus au rendez-vous.

« Je n’allais plus au gym et j’étais un peu indécis quant à mon avenir dans la boxe, a expliqué l’athlète de 26 ans. Par contre, au fond de moi, je savais que cette passion pour mon sport n’était pas partie.

« La flamme était toujours bien présente. Ça m’a fait vraiment du bien de prendre du recul. »

Puis, un appel du matchmaker d’Eye of the Tiger Management, Stéphane Loyer, lui a ouvert une porte qu’il croyait fermée.

On se souvient qu’en 2018, le promoteur Camille Estephan l’avait libéré après un différend à l’interne. Une histoire qui avait fait couler beaucoup d’encre. Voyant qu’il manquait un boxeur pour former le Carré d’As, Loyer a tendu une perche au Sorelois.

« Ils m’ont fait une offre à la fin de l’été que j’ai acceptée tout de suite. Je n’ai pas parlé à Camille ou à Antonin Décarie depuis la signature de mon contrat.

« Je me suis plutôt concentré sur ma remise en forme au Club de boxe Lion Pierre-De Saurel. J’ai eu beaucoup d’aide d’Alexandre Trépanier et de Remy Lesacq. Rénald Boisvert vient m’entraîner deux fois par semaine. »

D’ailleurs, c’est Boisvert et Samuel Décarie qui seront dans son coin pendant son duel contre Claggett.

La fin avec Larouche

Théroux a vécu des hauts et des bas au cours des 19 derniers mois.

« J’ai mis fin à mon association avec mon entraîneur Stéphan Larouche, a-t-il mentionné. D’ailleurs, j’ai vidé mon casier au gymnase de BoxeMontréal.com en février.

« Il n’y avait pas de raison précise, mais j’avais l’impression que ma carrière tournait en rond. J’étais dans ce gymnase depuis mes débuts en boxe professionnelle.

Même si je changeais d’entraîneur, j’ai toujours demeuré dans le même gymnase. J’avais besoin de changement. » 

Du ring à la construction 

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Photo Martin Chevalier

Après la fin de son association avec Stéphan Larouche, David Théroux a décidé de retourner dans sa ville natale pour poursuivre sa vie.

« Je ne dis pas que je ne retournerai jamais à Montréal, a souligné le Sorelois. C’était simplement plus logique.

« En plus de la pandémie, il y a une crise du logement à Montréal et trouver un appartement abordable n’était vraiment pas évident.

« J’ai donc décidé de revenir à Sorel et je crois que j’ai pris la bonne décision.»

Pendant sa remise en forme et son camp d’entraînement, il s’est trouvé un boulot dans le domaine de la construction. 

« J’occupe un poste d’homme de cour pour Constructions Sorel, une compagnie qui se spécialise dans les chantiers industriels et commerciaux, a mentionné Théroux. Depuis mon arrivée, j’ai réussi à faire mes 150 heures pour avoir mes cartes de charpentier-menuisier.

« Ma tâche principale est de préparer les commandes pour les chantiers et je fais plusieurs autres affaires. Ça n’arrête jamais. »

Grâce à l’accord de son employeur, il a pu prendre trois semaines de congé pour finaliser sa préparation, faire sa quarantaine et participer à son combat contre Steve Claggett.

De plus, il a reçu l’appui de plusieurs commanditaires de sa région. Ceux-ci lui ont permis de payer ses frais de camp d’entraînement et ses autres dépenses qu’il aura dans les prochaines semaines.