/news/coronavirus
Navigation

COVID-19: l'éclosion prend de l'ampleur dans la prison de New-Carlisle

Coup d'oeil sur cet article

L’éclosion de COVID-19 qui sévit au pénitencier de New Carlisle, en Gaspésie, prend de l’ampleur. Près de 50 % des détenus sont maintenant infectés, soit 23 personnes incarcérées ainsi que quatre agents des services correctionnels.

Onze agents sont aussi isolés après avoir été en contact avec le virus. L'établissement carcéral qui peut accueillir habituellement une centaine de détenus en compte présentement 55.

La prison de New Carlisle est l’une des pires au Québec en termes de vétusté des lieux, d’après le syndicat qui représente les agents en services correctionnels. La moitié de l’établissement est aménagé en dortoir. Il est difficile d’y respecter la distanciation de deux mètres et d’isoler les détenus.

Le ministère de la Sécurité publique, qui est responsable du pénitencier, a indiqué avoir fourni des masques et donné l’information nécessaire. Les activités dans les lieux communs et les visites sont actuellement limitées.

Le syndicat n’est pas étonné de l’éclosion due aux conditions de l’établissement.

«C’est un établissement qui est désuet, qui est vétuste, il y a des portes à barreaux, il y a plusieurs problématiques au niveau de la ventilation, qui je vous dirais, est pratiquement inexistante», a illustré Mathieu Lavoie, président du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec.

L’ensemble de la population carcérale a été reclassée à l’intérieur de l’établissement de détention en fonction des zones froides, tièdes et chaudes.

Alors que 30 % des agents correctionnels sont retirés du travail, ces absences posent un défi logistique à l'intérieur des murs. Le manque de main-d’œuvre était déjà présent bien avant la pandémie.

La COVID-19 a aussi forcé le report de formations à l’École nationale de police du Québec. Le temps supplémentaire est la mesure privilégiée afin de pallier le manque d'agents. Il s'agit toutefois d'une solution à court terme, dit le syndicat.

«C’est un remède à court terme le temps supplémentaire parce qu’il y a l’épuisement de faire 16 heures consécutives et de revenir le lendemain pour refaire un 16 heures, ce n’est pas une situation qui est vivable sur le long terme», a relaté Mathieu Lavoie.

Le syndicat aimerait que du personnel de Percé ou de Rimouski puisse venir prêter main-forte si besoin est. Le ministère de la Sécurité publique n'écarte pas la réquisition obligatoire ou le redéploiement de personnel afin d'assurer les services. D'ici là, les équipements de protection individuels sont en nombre suffisant et ne représentent pas un enjeu.

D’autres tests de dépistages seront menés demain auprès de détenus et de membres du personnel afin de s’assurer qu’il n’y ait pas d'asymptomatiques.

APPEL À TOUS

Vous avez vaincu la COVID-19? Le Journal est à la recherche de personnes guéries du coronavirus et qui aimeraient témoigner.

Écrivez-nous à jdm-scoop@quebecormedia.com

Situation au Québec

En date du

Cas confirmés

Total

Décès

Total

Vaccins administrés

Total 84 837+ 9 264

Tests effectués

Total 5 195 725+ 35 114

Hospitalisations

Total

Soins intensifs

Total

Voir tous les chiffres