/news/green
Navigation

François Legault sommé d’agir vite contre les GES

Le chef du PQ estime que c’est l’heure de vérité pour Québec en ce qui a trait à la lutte aux gaz à effets de serre

Quebec
Photo d'archives, Stevens LeBlanc Le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon

Coup d'oeil sur cet article

Le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, somme le gouvernement Legault de se fixer des cibles précises et à plus court terme pour la réduction des gaz à effet de serre (GES).

C’est aujourd’hui que le gouvernement Legault dévoilera son Plan pour une économie verte qui vise à diminuer les GES de 37,5 % d’ici 2030 et à atteindre la carboneutralité d’ici 2050.

Pour PSPP, il s’agit de «l’heure de vérité» pour François Legault. 

«Quand il est arrivé au pouvoir, il a dit ne pas pouvoir atteindre les objectifs pour 2020 en déplorant l’inaction des libéraux, mais il s’est engagé pour 2030. J’espère qu’il tiendra sa promesse, pour la qualité de vie des prochaines générations», lance-t-il.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

Cibles transitoires

Pour y arriver, le premier ministre devra se fixer des «cibles transitoires annuelles, ou aux quelques années» pour s’assurer d’être sur la bonne voie, croit le chef du PQ. «Par exemple, pour que 30 % du parc automobile québécois soit électrique en 2030, il faut qu’il nous explique en 2023 et en 2027 où on en est rendu. Si on reporte dans le temps et qu’on ne mesure rien, c’est garanti que ça ne fonctionnera pas», explique-t-il.

D’après lui, c’est l’une des raisons pour lesquelles les derniers gouvernements ont tous raté leurs objectifs environnementaux. Ça, et la «mauvaise foi de certains partis».

«En 2011, Jean Charest savait [qu’il ne réussirait pas à réduire les GES de 20 %] en 2020 et qu’il ne serait plus là de toute façon. Mais à court terme, c’était très payant de dire quelque chose comme ça.»

Les objectifs de la CAQ dans son Plan pour une économie verte sont «réalisables», selon le chef du PQ. Il s’engage d’ailleurs, dans l’éventualité où le premier ministre abandonnerait ses cibles de réduction des GES, à mobiliser les autres partis d’opposition pour «forcer le gouvernement à tenir sa promesse».