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Étudiants indiens: Québec souhaite faire la lumière sur la hausse des inscriptions

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Québec souhaite faire la lumière au sujet d’une hausse fulgurante du nombre d’étudiants indiens inscrits dans des établissements d’enseignement de la province.

Le premier ministre François Legault s’est questionné mardi sur ces données les qualifiant de «quelque chose qui a priori sent pas bon».

Dans un reportage diffusé mardi, Radio-Canada a fait état d'une «hausse spectaculaire» du nombre d’étudiants indiens ayant obtenu un permis d’études au Québec, d’environ 2000 à près de 13 000, en deux ans seulement.

Or, plutôt que d’étudier dans le réseau public, ces étudiants indiens se retrouvent essentiellement dans des collègues privés spécialisés dans le recrutement en Inde.

«Ce n’est pas tout à fait le principe et l’idée qui est derrière les programmes pour accepter les étudiants étrangers, a réagi François Legault, mardi. L’idée, c’est de dire, ceux qui viennent étudier au collège, à l’université, c’est le genre d’immigrants effectivement qui répondent aux besoins de notre société, aux besoins du marché du travail.»

Il souhaite «qu’on fasse toute la lumière» sur cette situation où des organisations chargent à ces étudiants des prix importants sans que l’on sache dans quels secteurs ils étudient.

«J’ai demandé qu’on fouille ça parce qu’on parle d’une augmentation exponentielle du nombre d’étudiants indiens qui passent par des collèges privés, donc c’est quelque chose qui a priori sent pas bon», a-t-il ajouté.

Toujours selon les informations diffusées par Radio-Canada, l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) enquête actuellement sur ces pratiques.