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Saguenay–Lac-Saint-Jean: «J’ai toujours peur que le réseau de la santé casse»

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Des professionnelles en soins sont « au bord de l’épuisement » et constatent que le réseau de la santé est de plus en plus fragile au Saguenay–Lac-Saint-Jean, alors que plusieurs de leurs collègues sont en isolement ou en retrait préventif et que les hospitalisations dues à la COVID-19 sont en hausse.

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Mardi, 10 nouveaux cas de coronavirus ont été recensés en lien avec une éclosion majeure à l’hôpital de Chicoutimi. Depuis le début de celle-ci, 152 employés et 2 usagers ont contracté l’infection.

Du côté du centre hospitalier d’Alma, ce sont 95 employés et 37 usagers, au total, qui sont tombés malades cet automne.

Dans ces deux établissements, le CIUSSS confirme qu’il a mis en place un plan de délestage, ce qui a conduit au report de certaines chirurgies électives.

Toutefois, les chirurgies et rendez-vous urgents ainsi que le secteur oncologique ne sont pas affectés, signale l’organisation.

Inquiétude

« Au-delà du nombre de cas que l’on voit apparaître chaque jour, ce qui m’inquiète le plus, c’est vraiment le nombre d’hospitalisations qui augmente vraiment de manière importante », dit Julie Bouchard, présidente du Syndicat des professionnelles en soins du Saguenay–Lac-Saint-Jean, affilié à la FIQ.

« C’est là où j’ai toujours peur que le réseau de la santé ne tienne pas le coup, que ça casse, parce qu’on ne sera pas capable de fournir à la tâche si on continue à avoir autant d’hospitalisations pour la COVID-19 », poursuit-elle.

La situation est préoccupante aussi dans certains milieux d’hébergement, comme à la Villa Goyette, où 21 cas de COVID-19 ont été découverts en 24 heures, soit 75 % des lits de cette résidence, au début de la semaine.

Une autre éclosion retient l’attention au CHSLD Jacques-Cartier, avec une trentaine de cas actifs et 22 décès.

Au bord de l’Épuisement

« J’ai une infirmière qui a fait 80 heures de travail en cinq jours, la semaine passée, dans un CHSLD. Ce n’est pas un cas isolé, nos membres sont plus qu’au bord de l’épuisement », selon Julie Bouchard, qui réclame une aide extérieure pour ses membres, des infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes.