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Roman «Kukum»: Michel Jean lauréat du Prix littéraire France-Québec

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L’auteur et journaliste Michel Jean était finaliste de deux prix littéraires en Europe cette année pour son 7e roman, Kukum, paru l'automne dernier chez Libre Expression. Il en a remporté un premier, mardi, soit le Prix littéraire France-Québec, qui souligne depuis 1998 l’excellence d’un roman contemporain québécois.

Les deux autres finalistes étaient Ta mort à moi, de David Goudreault, et Sauvagines, de Gabrielle Filteau-Chiba. En 2019, c'est l'auteur Matthieu Simard qui avait reçu la distinction pour Les écrivements.

Kukum, lancé en France au début de l’année, raconte l’histoire de l'arrière-grand-mère de Michel Jean, Almanda Siméon, une orpheline qui tombe amoureuse à 15 ans d’un jeune Innu et qui s’intègre dans la communauté autochtone. Il s'est écoulé ici à plus de 6000 exemplaires. 

Mais ses écrits séduisent aussi les Européens. Michel Jean confirme que Kukum est allé en réimpression en France, en plus de se trouver également parmi les dix finalistes du prix Jacques-Lacarrière, dont le lauréat sera connu à la fin de l’année.

«Ça veut dire que les jeunes qui sont en région, en communauté, voient que leur histoire est assez importante pour traverser l’océan», s'est-il réjoui, mardi, dans un entretien avec Le Journal. 

Pour Michel Jean, c’est bien plus que l’histoire pas banale de son arrière-grand-mère qui a séduit le jury européen. «Il y a un intérêt en France pour les questions autochtones, note-t-il, mais ce n’est pas la question folklorique qui les intéresse. C’est celle de l’autodétermination des peuples.»

Touché

Le chef d'antenne de TVA Nouvelles s’est montré particulièrement touché mardi de recevoir ce prix, qui lui permettra de faire une tournée de promotion dans toute la France. 

«Le prix, c’est comme quelque chose qui vient reconnaître un travail plus personnel encore que celui de journaliste», souligne-t-il.

«Je suis complètement inconnu là-bas, ajoute-t-il. Ce n’est pas parce qu’ils trouvent que je suis un bon journaliste télé qu’ils s’intéressent à mon livre, c’est parce qu’ils ont vraiment aimé le texte. [...] Ça me touche encore plus.»

Le prochain roman de Michel Jean paraîtra à l’automne 2021. Il s’inspirera encore de ses racines, mais sous l’angle des autochtones en milieu urbain. D’ici là, il lancera au printemps un second recueil de nouvelles, écrit avec un collectif d’une quinzaine d’auteurs autochtones.