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Nos lecteurs dénoncent 200 commerces

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Les lecteurs du Journal ont dénoncé au cours des trois derniers jours près de 200 commerces où ils ont été accueillis ou servis en anglais plutôt qu’en français.

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Un reportage vendredi dernier de notre Bureau d’enquête, réalisé à l’aide d’une caméra cachée dans des commerces du centre-ville de Montréal, montrait qu’un établissement sur deux nous a accueillis en anglais.

Certains des employés rencontrés étaient même incapables de parler français.

Au cours des derniers jours, nos lecteurs ont été nombreux à signaler que cette anglicisation des boutiques et restaurants semble dépasser les frontières du centre-ville de la métropole. 

Plusieurs lecteurs ont expliqué par courriel avoir eu des difficultés à se faire servir en français dans des établissements commerciaux de Laval, de Brossard, de Longueuil et de l’Ouest-de-l’Île de Montréal.  

  • Écoutez la chronique de Caroline St-Hilaire à l’émission de Pierre Nantel sur QUB radio:    

Tim Hortons pointé du doigt

Sur environ 200 témoignages reçus, pas moins de 17 personnes ont mentionné avoir de la difficulté à commander et à se faire servir en français chez Tim Hortons.

Lors de notre visite dans une des franchises de la chaîne, sur la rue Sherbrooke, à Montréal, la représentante de notre Bureau d’enquête avait d’ailleurs été accueillie et servie en anglais. 

La femme derrière le comptoir avait dû être assistée par une collègue afin d’offrir un service en français. 

Une porte-parole de Tim Hortons nous a alors affirmé qu’« à l’échelle de l’entreprise, toutes les communications [...] sont disponibles en français. »

Accueil en anglais permis

Selon la Charte de la langue française (loi 101), les consommateurs de biens ou de services ont le droit d’être informés et servis en français. 

Toutefois, rien n’est mentionné dans la Charte quant à la langue d’accueil, c’est-à-dire la langue utilisée par un employé avant qu’un consommateur ne mentionne sa préférence linguistique.

Les lecteurs ont aussi été nombreux à signaler des entreprises avec lesquelles ils ont été incapables d’être servis en français, comme des salons d’esthétique, des résidences pour personnes âgées, des clubs de golf et autres.