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Olivier Primeau se porte à la défense de l’anglais

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Le propriétaire du Beachclub, Olivier Primeau refuse de se faire lancer des tomates parce qu’il a choisi un nom anglophone pour sa nouvelle bannière de restaurants.

« C’est l’excuse tellement facile des défenseurs de la langue française : “Changez le nom de vos restaurants”. J’ai un de mes restos qui s’appelle Kampai. Est-ce que l’on va venir me voir pour me dire : “Change ton nom” ? » demande M. Primeau, propriétaire de Slice Gang Pizza.

Sa nouvelle bannière de pizzéria, qui devrait ouvrir d’ici Noël ou à la mi-janvier, à Sainte-Thérèse, sur la Rive-Nord de Montréal, portera le nom anglophone de Slice Gang Pizza.
Photo courtoisie
Sa nouvelle bannière de pizzéria, qui devrait ouvrir d’ici Noël ou à la mi-janvier, à Sainte-Thérèse, sur la Rive-Nord de Montréal, portera le nom anglophone de Slice Gang Pizza.

Hier, Le Journal a révélé un sondage montrant que 58 % des Montréalais de 18 à 34 ans disent qu’il n’est pas important de se faire aborder en français dans les boutiques du centre-ville.

Or, pour M. Primeau que plusieurs considèrent comme étant le roi des réseaux sociaux au Québec, il faut prendre ce débat sur la langue avec un grain de sel.  

  • Écoutez Olivier Primeau au micro de Geneviève Pettersen sur QUB radio:    

Nouvelle bannière

Ces derniers mois, l’entrepreneur de 35 ans, qui a eu l’idée de lancer sa propre bannière de pizzérias de rue après une escapade à vélo dans le Vieux-Montréal, s’est attiré les foudres de ses admirateurs.

À peine 24 heures après avoir annoncé son projet sur les réseaux sociaux, plus de 445 personnes l’ont contacté pour ouvrir une franchise, mais son nom anglo, Slice Gang Pizza, est resté en travers de la gorge de certains.

« Je trouve que les batailles sont mal choisies. Je suis 100 % pour la préservation du français au Québec. Je trouve ça super important. C’est notre langue première, et il faut que cela reste comme ça, mais je pense que l’anglais est mal accepté », déplore l’homme d’affaires.

D’après lui, même si au sein de ses compagnies, la langue du travail est toujours le français, les entrepreneurs doivent être bilingues pour percer.

« Je m’en vais à l’extérieur du Québec avec ma bannière. Je comprends que le monde puisse être fâché, mais est-ce que c’est vraiment ça le problème ? Est-ce que c’est à cause d’un nom de restaurant que le Québec va perdre son français ? » ajoute-t-il. 

  • Écoutez la chronique de Sophie Durocher avec Pierre Nantel sur QUB radio:   

« Poutine Time »

M. Primeau s’est aussi montré irrité hier par le débat provoqué par le nom donné à sa boîte à poutine congelée, Pause Poutine Time, qui vient d’arriver au Costco.

« Je l’ai changé parce que c’était écrit “Poutine Every Day”. J’ai eu quelques plaintes, et on l’a changé immédiatement. Le “Time” est plus gros parce que Costco le demandait parce qu’ils ont plus de magasins en anglais », dit-il.

Quand on lui demande ce qu’il pense du fait que le Cirque du Soleil ou Couche-Tard ont pu réussir à l’international avec un nom en français, M. Primeau nuance et répond du tac au tac que « Couche-Tard, en dehors du Québec, c’est Circle K ».

« J’ai 35 ans. Je viens de Sainte-Martine. J’ai commencé à parler anglais quand j’ai acheté le Beachclub. Il a fallu que je devienne bilingue très rapidement », poursuit l’ami des vedettes internationales.

« Le monde qui chiale fait 12 fautes par phrase en français. Il y a une petite hypocrisie là-dedans », conclut-il. 


Olivier Primeau vend aussi ses boissons alcoolisées Beach Day Every Day fabriquées par Labatt dans les Couche-Tard, IGA et Metro. Il y a aussi du café Beach Day Every Day et des vêtements avec ce slogan.