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Ratés au SPVQ: «Aucun problème» avec le système radio, maintient le conseiller Voyer

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Photo d'archives AFP

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Malgré les incidents rapportés par la Fraternité des policiers et policières de la Ville de Québec et diverses sources sur le terrain, le conseiller Patrick Voyer maintient qu’il n’y a «aucun problème» avec le nouveau système de radiocommunication.

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Cuisiné par les partis d’opposition, tard en fin de soirée lors de la séance du conseil municipal lundi, l’élu responsable des technologies de l’information et de la sécurité publique au comité exécutif de la Ville de Québec a réagi pour la première fois à la controverse en vantant à nouveau les mérites du SERAQ qui fonctionne, dit-il, «à 100%».  

Ce système, déployé à grande échelle depuis juin dernier après une série de tests durant neuf mois, a coûté 30M$ jusqu’à présent.  

«Depuis son implantation, le SERAQ fonctionne à 100%, ça, c’est clair. Il n’y a eu aucun problème dans les communications avec les policiers. Le 911 fonctionne, il n’y a eu aucun problème. Il ne faut pas commencer à dire que le système ne fonctionne pas», a-t-il affirmé, accusant les conseillers de Québec 21 et le chef de Démocratie Québec d’être en mode panique et de vouloir «faire peur» à la population. 

M. Voyer a cependant reconnu l’existence de problèmes avec le système RAO (répartition assistée par ordinateur dans les autopatrouilles) qui a subi une panne, le soir de la tuerie dans le Vieux-Québec, le 31 octobre dernier.  

Un système «en rodage»

Le conseiller d’Équipe Labeaume a par la suite admis que le système était encore en rodage, minimisant toutefois les conséquences liées aux problèmes rapportés par la présidente de la Fraternité des policiers, Martine Fortier, laquelle s'inquiète pour la sécurité des policiers et du public.  

«Écoutez, on implante un système, on est en rodage, il y a toujours des éléments de correction. On l’a dit. Les gens sont au courant de cette situation-là. Il y a des mesures de mitigation qui sont prises. Il n’y a pas de problème. Le chef de police a dit qu’il n’y a pas de problème. Je respecte Mme Fortier, mais moi, je me fie au chef de police», a avancé M. Voyer.  

Discours contradictoire, dit Gosselin

«M. Voyer vient de se contredire pas à peu près, a répliqué le chef de l’opposition, Jean-François Gosselin. Dans la même phrase, il vient de dire qu’il n’y a pas de problème, mais qu’il est au courant qu’il y a des problèmes. M. Voyer l’avait joué gros lors du plénier [du 15 octobre dernier] et il était venu nous dire que le système était 100% fonctionnel. Il nous a parlé d’un système robuste», s’est-il insurgé.   

«Et là, on découvre depuis quelques jours qu’il y avait beaucoup de problèmes et que les problèmes étaient connus depuis plusieurs mois et qu’on a induit en erreur tout le conseil municipal lors du plénier», a renchéri M. Gosselin, qui a réclamé à nouveau, hier, la tête de Patrick Voyer.  

Lors de ce débat houleux, le vice-président du comité exécutif Rémy Normand s’est porté à la défense de son collègue.  

«On fait un gros spectacle et on fait des liens de cause à effet sur des événements malheureux, et ça, c’est vraiment déplorable. On essaie de mettre mon collègue sur la sellette, mais ce n’est pas lui qui était là pour répondre aux questions [lors du plénier]. Il y a des gens de l’administration qui étaient là et ils l’ont très, très bien fait. Est-ce qu’il y a des questions qui n’ont pas été posées?», a-t-il suggéré.