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Attaques dans le Vieux-Québec: une victime au corps meurtri et recousu

Un survivant du Vieux-Québec raconte son enfer

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Près de trois semaines après la tuerie qui a fait deux morts dans le Vieux-Québec, une nouvelle victime a raconté la violence subie le soir de l’Halloween.

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Depuis sa chambre d’hôpital, l’homme qui se présente comme Rémy Bélanger de Beauport a réalisé une longue vidéo de 45 minutes.

Le musicien explique en détail les gestes horribles de son assaillant, de même que la nature de ses blessures et aussi ce qu’il a vécu depuis la tentative de meurtre.

«Le 31 octobre, je suis allé prendre une marche comme d’habitude et ça ne s’est pas terminé comme je pensais», explique-t-il. Vers 22h18, il a envoyé une photo du Château Frontenac à un proche un peu avant le drame. 

Des atrocités

Malgré un traumatisme crânien important, Rémy Bélanger se souvient bien de l’épée du suspect. 

«Il a levé son sabre dans les airs et moi je n’ai jamais pensé qu’il allait me frapper avec. Je me suis dit qu’il allait faire semblant. Mais son sabre est redescendu sur ma tête», ajoute le jeune homme. 

Ensanglanté et sous le choc, l’homme était toujours conscient de la gravité de son état.  

«Il a continué à me frapper. C’est un peu flou de ce qui s’est passé. Je me suis dit que ma seule chance de m’en sortir c’était de crier à l’aide. Je ne sais pas pourquoi il ne m’a pas achevé», ajoute-t-il. 

Des soins de qualité

Grièvement blessé, il s’est ensuite traîné jusqu’à l’entrée du Château Frontenac pour obtenir de l’aide. 

Avec quelques images de son corps recousu, Rémy Bélanger parle également des multiples lacérations. On peut aussi apercevoir une blessure à la gorge.  

«J’ai le pouce amputé de la moitié. Mon index était complètement en dehors de ma main», dit-il.  

Heureusement, il affirme avoir pu bénéficier de l’expertise d’une chirurgienne montréalaise particulièrement douée même si ses mains ne fonctionneront pas pour une longue période. 

Un pardon

Travailleur autonome, il ignore comment et quand il pourra reprendre ses activités de musicien. 

«J’ai pas mal de travail à faire. Tous les jours, j’accomplis des pas de géants dans ma rémission.» 

Encouragé par les messages d’appui des citoyens, il dit même ne pas en vouloir au présumé tueur à l’épée. 

«J’étais dans l’ambulance le 31 octobre et je lui avais déjà pardonné. Je souhaite qu’il puisse avoir de l’aide. Nous sommes dans un contexte où quand t’as besoin de services en santé mentale, c’est extrêmement difficile d’avoir accès à des soins.»

L’homme blessé mentionne qu’il aimerait éventuellement discuter avec l’accusé.