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Prolongement du congé scolaire: une «claque au visage» pour les éducatrices en service de garde

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L’annonce d’un possible prolongement des vacances scolaires de Noël par le premier ministre François Legault, mardi, a eu l’effet «d’une claque au visage» chez les éducatrices en service de garde dont le syndicat dénonce l’incohérence de Québec.

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«Si la volonté réelle du gouvernement est de réduire les risques de contamination, il n'y a aucune logique d'ouvrir les services de garde», fait valoir la présidente du secteur scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), Annie Charland, par voie de communiqué, mercredi.

Mardi, en conférence de presse à Montréal, François Legault a mentionné que le gouvernement envisageait de prolonger le congé des Fêtes pour les élèves du primaire et du secondaire d’une ou deux semaines. Le gouvernement du Québec envisage cette avenue afin de permettre aux élèves d’effectuer en quelque sorte une quarantaine.

Or, une telle avenue obligerait les écoles à ouvrir leurs services de garde pour permettre aux parents de retourner au travail.

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«Après les trois journées pédagogiques supplémentaires annoncées sans aucune considération pour le personnel et la surcharge de travail qui lui sera occasionnée, le gouvernement en rajoute une couche avec le prolongement du congé scolaire. Le personnel de soutien est épuisé, quand est-ce qu'il va enfin nous écouter?» s’insurge Annie Charland.

«Partout au Québec, le son de cloche que nous avons, c'est le ras-le-bol collectif. On ne compte plus le nombre de travailleuses et de travailleurs qui nous appellent, au bout du rouleau, avec l'envie de quitter le réseau», ajoute la présidente de la FEESP-CSN, Nathalie Arguin.

La FEESP-CSN représente plus de 30 000 employé-e-s de soutien dans 31 centres de services scolaires et deux commissions scolaires anglophones, dont des techniciennes en service de garde, des éducatrices en service de garde, des préposés aux élèves handicapés, des techniciennes en éducation spécialisée, des concierges et des ouvriers.