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Vol d'un poids lourd: le travail des policiers questionné

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Mario Trépanier, un camionneur indépendant, a été peu impressionné par le travail des policiers chargés d'enquêter sur le vol de son camion survenu lundi entre deux quarts de travail, dans la cour de l'usine Kruger à Trois-Rivières.

«On a averti la police et on a mis ça sur nos réseaux sociaux», a-t-il relaté. Rapidement des collègues lui signalent que son camion, d'un vert et d'un design faciles à identifier, aurait été vu près de Québec, puis dans les environs de Montréal.

M. Trépanier a aussitôt tenté d'aviser les policiers en composant le 9-1-1. Or, ses appels ont systématiquement été relayés vers les autorités d'une ville, puis de l'autre, sans qu'on parvienne à mettre la main sur son dossier, s'est-il désolé.

«La police ne trouvait même pas la photo», a-t-il déploré. À chaque nouveau signalement, le camionneur a dû reprendre son histoire à zéro. Il s'explique mal que l'on est pu le questionner de la sorte à répétition, plutôt que de se mettre à la poursuite des voleurs de son camion.

La direction de la police de Trois-Rivières a évoqué un problème de répartition. Les centres d'appels n'ont pas accès aux dossiers d'enquête, a expliqué Luc Mongrain, porte-parole de la police de Trois-Rivières.

Ainsi, devant l'urgence de la situation, les appels étaient directement relayés vers les juridictions où les signalements avaient été faits, sans que les autorités trifluviennes en soient avisées.

Le policier a concédé que cela a pu occasionner des délais dans le traitement du dossier.

Tandis que les voleurs du camion sont toujours au large et que celui-ci demeure introuvable, M. Trépanier a dû se résoudre à louer un camion pour pouvoir continuer à travailler.