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COVID-19: comment se déroulent les cours en ligne?

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Vous vous demandez peut-être comment se déroulent les cours en ligne de vos enfants. L'École secondaire Charles-Gravel de l'arrondissement de Chicoutimi, à Saguenay, a ouvert ses portes à TVA Nouvelles pour montrer à quoi ressemble l'apprentissage virtuel.

Si vous entendez piétiner à l'étage, c'est peut-être parce que votre enfant est en plein cours d'éducation physique en ligne. L'horaire n'ayant pas changé de ce qui prévaut en présentiel, tous les cours sont maintenus à la maison, même le sport.

«Je pense qu'ils travaillent encore plus fort parce que c'est de l'entraînement. C'est extrêmement efficace et ils sont très contents d'ailleurs, ça fait du bien à leur moral», a dit jeudi Renée Landry, une enseignante d'éducation physique à l'École secondaire Charles-Gravel.

À tour de rôle, chaque élève apparaît devant l'enseignante pour qu'elle puisse bien évaluer les mouvements et les exercices demandés.

Pour trouver les activités, ce n'est pas l'imagination qui manque. «Certains enseignants vont demander à leurs élèves d'aller faire une activité physique extérieure: corder du bois, faire une randonnée, prendre une marche de 30 minutes et vont demander de prendre des photos durant l'activité et de leur envoyer», a expliqué Mireille Boutin, la directrice de cette école secondaire, se disant très fière de ses enseignants.

Maintenant, direction les sciences: TVA Nouvelles a pu assister à la démonstration d'une réaction chimique, tout comme les élèves d'un groupe isolé à la maison.

«La caméra de nos nouveaux portables est assez puissante pour qu'on puisse bien voir ce qu'on fait en avant», a souligné l'enseignant de sciences Charles Munger.

Le défi est surtout de jongler entre plusieurs ordinateurs, caméras et tableaux interactifs, tout en expliquant la matière qui, normalement, aurait été livrée en présentiel. Avec les examens qui s'en viennent à grands pas, M. Munger est impatient de voir le résultat de son enseignement à distance.

Il se dit, par ailleurs, très fier de ses élèves qui se sont très bien adaptés à la nouvelle façon de faire.

Certains ont toujours plus de difficulté qu'en classe ordinaire. «C'est sûr que pour les élèves en difficulté, c'est un peu plus difficile à distance, on a besoin de s'ajuster. Ce qu'on fait, c'est que les élèves commencent un cours avec l'enseignant et là, ils basculent dans mon cours d'orthopédagogue. Nous, on y va plus individuel, donc un, deux, trois, quatre, cinq élèves au maximum», a précisé Annie Brilland, une orthopédagogue de l'École secondaire Charles-Gravel.

Dynamiser l'école... à distance

Pour rendre l'année scolaire plus agréable, un groupe d'étudiants travaillent à organiser plusieurs activités sociales qui conviennent autant aux étudiants en classe qu'à ceux qui sont à la maison.

«On a organisé une journée pyjama à laquelle tout le monde pourra participer, même avec les mesures sanitaires. C'est vrai que c'est une année plus difficile mais, à chaque semaine, on se réunit comme ça et on trouve des activités à faire malgré la COVID», a raconté la première ministre de l'École secondaire Charles-Gravel et élève Karolane Claveau.

Comme quoi, dans toutes les situations, on peut trouver un côté agréable.