/news/currentevents
Navigation

De la magie... malgré une boîte de plexiglas

Le père Noël égaye les enfants d’un centre commercial

rencontre père noel
Photo Roxane Trudel Les jumelles Léa et Alice, 4 ans, et leur maman discutent de leur liste de souhaits avec le père Noël, à travers un trou sur le côté de la boîte en plexiglas.

Coup d'oeil sur cet article

Enfermé dans sa boîte de plexiglas désinfectée à souhait – pandémie oblige –, le père Noël fait de gros efforts cette année pour garder sa magie intacte pour petits et grands, dans un centre commercial de Montréal.

« Avez-vous été sages cette année, les filles ? » demande à l’entrée Marie-Josée Bélisle, qui accueille avec beaucoup d’énergie les visiteurs, visiblement souriante derrière son masque.

Dans leurs robes de Noël, les jumelles Léa et Alice, quatre ans, s’apprêtent à rencontrer le père Noël à la place Versailles à Montréal, liste de souhaits à la main. 

Or, cette année, elles ne pourront pas s’asseoir sur les cuisses du vieil homme barbu, réfugié dans sa boîte de plexiglas. Seul un trou sur le côté permet de lui parler ou d’entendre son éternel « ho ! ho ! ho ! » 

Immortaliser le moment

Jeudi, des dizaines de familles se sont néanmoins déplacées jusqu’au centre commercial pour saluer le père Noël et ses deux lutins, déterminés à désinfecter toutes les surfaces après chaque visite. 

« Je vais lui demander des poupées multicolores », s’exclame Sofia, six ans, en sautillant sur place. « Et moi, j’ai demandé une Mercedes l’an passé, mais je ne l’ai pas encore reçu », s’esclaffe son grand-père.

Un trio de musicien a aussi interprété quelques classiques du temps des Fêtes, au grand plaisir des passants.

Avec son chien chinois à crête, Asma Khen est aussi venue immortaliser le moment, devant l’infatigable photographe. « J’ai embrassé le père Noël au travers du plexiglas », lance-t-elle en riant, son chien Momo galopant à ses côtés. 

« C’est mieux que rien, estiment pour leur part les parents du petit Malyk, 3 mois. On aurait aimé qu’il soit sur le père Noël. Au moins, on peut le voir en vrai. Avec un bébé de trois mois, une rencontre virtuelle, ça ne sert à rien. »

La fin de semaine, il peut y avoir plus d’attente, prévient la dame à l’accueil qui conseille aux familles de passer plutôt durant la semaine. Un gardien s’assure de faire respecter la distanciation sociale.