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Des concerts sans frontières

Des spectateurs des quatre coins du monde pour des artistes québécois

Ghostly Kisses
Photo courtoisie, Alma Kismic Margaux Sauvé, qui chante sous le nom de Ghostly Kisses, réunira devant leur écran des admirateurs de nombreux pays, vendredi soir, lors de son concert au Palais Montcalm, à Québec.

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Quand le concert virtuel de l’artiste québécoise Ghostly Kisses va débuter au Palais Montcalm, vendredi soir, à Québec, des admirateurs d’aussi loin que la Roumanie, l’Islande et même l’Arabie saoudite seront devant leur écran pour l’entendre et la voir.

La carte montrant tous les pays où des gens ont acheté des billets de spectacles virtuels produits par le propriétaire de l’Anti depuis le début de la pandémie.
Photo d'archives
La carte montrant tous les pays où des gens ont acheté des billets de spectacles virtuels produits par le propriétaire de l’Anti depuis le début de la pandémie.

Margaux Sauvé, l’autrice-compositrice-interprète de Québec qui se cache derrière le nom Ghostly Kisses, est « agréablement surprise » de voir qu’autant d’étrangers seront au rendez-vous.

Elle y voit le résultat du succès de ses chansons sur les plateformes mondiales comme Spotify ou YouTube.

« Depuis deux ans, on a remarqué un public grandissant en Arabie saoudite, au Maroc, en Égypte, en Turquie. Ils ont principalement découvert ma musique par YouTube. »

Ghostly Kisses n’est pas un cas isolé. Le virtuel ouvre tout un univers de possibilités. Lorsque Karl-Emmanuel Picard a présenté Orloge Simard, au mois de mai, 850 personnes ont payé 8 ou 15 $ pour regarder le spectacle.

En temps normal, la salle de L’Anti peut accueillir un maximum de 175 personnes.

Un concert par jour

En décembre, le promoteur présente un concert virtuel par jour. Il s’attend à de bons résultats pour les spectacles de Souldia et Caillou. Sur Facebook, 3500 personnes ont indiqué qu’elles étaient intéressées à regarder la prestation de l’idole des petits.

« Les gens à la maison commencent à y prendre goût, dit M. Picard. Ils aiment parler avec l’artiste. L’autre jour, lors d’un concert de Mononc Serge, des gens m’ont contacté dans le “chat” pour lui payer des shooters. Ils m’ont envoyé l’argent et je suis allé lui porter sur scène les shooters. Mononc Serge les a remerciés et les spectateurs étaient extrêmement heureux. »

Depuis qu’il a commencé à présenter des concerts virtuels au printemps, le propriétaire du bar-spectacles L’Anti a vendu des billets dans 33 pays répartis sur tous les continents, à l’exception de l’Arctique et de l’Antarctique.

France, Japon, Russie

Au Palais Montcalm, le concert de Klô Pelgag, le 28 novembre, sera vu en France et au Japon.

Ce ne sont pas seulement des Québécois expatriés qui achètent. « Je le vois par les noms des clients », dit Karl-Emmanuel Picard.

Il réussit même à fidéliser des amateurs de musique. 

« Quand j’ai fait Mute, un groupe de Québec, des gens de la Russie avaient acheté un billet. Après les événements, on fait de la promotion pour les concerts à venir et les mêmes personnes ont acheté des billets pour un concert de Hate It Too, un autre groupe de Québec, puis je les ai revus dans un autre show. Je commence à avoir des réguliers de différents pays », précise-t-il.