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Faut rouvrir les restaurants pour Noël

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Jeudi, François Legault nous a donné la marche à suivre pour célébrer la période des Fêtes en temps de pandémie: des rassemblements avec un maximum de 10 personnes pour une période de quatre jours. Cependant, pour que son plan soit complet, le premier ministre aurait dû annoncer la réouverture des restaurants pour Noël.

Il était écrit dans le ciel que le gouvernement allait permettre aux Québécoises et Québécois de se voir à Noël. Le premier ministre du Québec ne voulait pas être celui qui allait annuler cette période de réjouissances, surtout quand on est confinés depuis plusieurs mois. Transformer le premier ministre en Grincheux qui voulait gâcher Noël n’était pas dans la liste des options de ses conseillers politiques.

Mais nous savons tous qu’il y a des risques à permettre des partys où les échanges de cadeaux, les sets carrés et les rigodons seront au rendez-vous. Réveillonner chez ma tante Gisèle ou chez mon oncle Claude peut comporter son niveau de risque sanitaire. Si les convives sont tous réunis dans une petite pièce, par exemple, il ne faut pas être une tireuse de cartes pour prédire que le respect du fameux deux mètres va diminuer au fur et à mesure que le bol à punch va se vider.

La solution pour nous permettre de voir nos proches pendant quelques heures et de le faire en toute sécurité est de rouvrir les restaurants. Les propriétaires ont passé une bonne partie de la dernière saison estivale à mettre en place les nouvelles mesures sanitaires: espace minimum entre les tables, port du masque pour le personnel, limite de clients à chaque table et j’en passe. En fait, ce sont toutes des mesures qui seront plus difficiles à mettre en place si on se regroupe dans des milieux clos peu ventilés en plein mois de décembre.

Une réouverture pour les Fêtes serait un beau test pour les restaurateurs. Certains se demanderont si le risque en vaut la chandelle. Mais ici, ce n’est pas une question de risque ou de chandelle. C’est une question de gros de bon sens, surtout que le gouvernement n’a jamais démontré avec chiffres à l’appui que les restaurants étaient des lieux d’éclosion.

Réouverture ou non, le gouvernement doit fournir davantage d’aide pour nos restaurateurs, car, depuis le début de la crise sanitaire, ils sont parmi les grands perdants des mesures de confinement mises en place par le gouvernement.

Au lieu de créer des programmes comme le gouvernement du Québec l’a fait récemment, avec plein de formules comme dans la maison qui rend fou d’Astérix et Obélix, il faut donner de l’air à nos restaurateurs en leur donnant un congé de dépenses à la source.

Tout d’abord, on pourrait arrêter d’envoyer des factures d’hydroélectricité et de chauffage aux restaurateurs. Avec le temps froid qui est à nos portes, ce serait une bonne façon de les soutenir. Il y a plusieurs années, le peuple québécois a décidé de nationaliser l’hydroélectricité, donc cette ressource nous appartient à tous. En temps de crise, faut se serrer les coudes et démontrer un peu de générosité, surtout à l’aube de Noël.

Également, on devrait leur donner un congé de taxes municipales. Nos décideurs ont décidé de fermer les restaurants, donc, comment peut-on expliquer que les propriétaires de restaurants doivent encore payer pour des services qu'ils n’utilisent pas en ce moment? Les municipalités ne seront pas en faveur d’une telle mesure, pour des questions budgétaires, bien entendu, mais elles auront juste à demander au gouvernement du Québec de les compenser.

À l’aube d’une période de réjouissances où la magie de Noël va opérer même si nous sommes en pleine pandémie, tout le monde mérite de l’amour et de l’espoir sous le sapin, surtout nos restaurateurs.