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«Je me sens trahie»: Céline Dion réagit après avoir perdu un litige contre son ancienne agence

«Je me sens trahie»: Céline Dion réagit après avoir perdu un litige contre son ancienne agence
TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

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Céline Dion se sent «trahie» après qu’elle eut perdu le bras de fer juridique qui l’opposait à Rob Prinz et ICM Partners, ses anciens agent et agence artistiques.

Selon Deadline et Variety, la Commission californienne du travail a conclu que l’artiste québécoise devra indemniser ICM Partner pour son lucratif contrat de 650 M$ CA conclu en 2017 avec AEG, alors qu’elle était toujours avec l’agence. Cette entente concernait les spectacles qu’elle allait donner de 2017 à 2026.

La Commission a jugé que Céline Dion devra payer les sommes prévues dans l’entente même si elle a rompu son contrat avec ICM Partners en 2018. 

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Dans une déclaration écrite publiée par Deadline, la superstar a réagi au verdict.

«Quand René était en vie, il s’occupait de toutes mes affaires et était toujours très juste envers les gens avec qui nous travaillions. Et c’est l’une des choses qu’il m’a transmises. Parce que René n’était pas là pour me défendre lors de l’audience, je sens que M. Prinz et ICM en ont profité pour faire des demandes abusives d’argent et pour révéler des informations confidentielles sur mon entente avec AEG. Je me sens trahie.»

Céline Dion indique qu’elle a versé «plusieurs millions de dollars» à M. Prinz au fil des années. «Je ne suis pas en train de dire que M. Prinz n’a rien fait, mais il ne mérite pas tout le crédit qu’il prend pour ma carrière. M. Prinz n’a jamais demandé à être payé pendant 10 ans pour quelques mois de travail, et je ne me suis jamais engagée à le faire.»

Dans une déclaration séparée, l’avocat de Céline Dion indique qu’ils feront appel et qu’ils demanderont à un jury de trancher. 

Avec intérêts

Dans sa décision, la Commission californienne du travail stipule qu’ICM Partners doit toucher 1,5% des sommes brutes gagnées ou reçues pour tous les spectacles de résidence de Céline Dion à Las Vegas, 3% pour tous les spectacles de tournée et 1,5% pour tous ses spectacles au Québec.

On parle également d’intérêts de 10% par année, peut-on lire dans l’article de Deadline.

De son côté, Variety relaie ce passage du jugement: «Même si l’accord [entre Céline Dion et AEG négocié par ICM et Prinz] est évalué 650 millions $, la Commission du travail a déjà traité de dossiers semblables, qui concernaient toutefois des montants beaucoup moins faramineux. Devant ce genre de faits, nous avons toujours appliqué la règle selon laquelle advenant la fin d’une attente, une agence est généralement en droit de recevoir les arriérées prévues pour chaque contrat signé durant cette entente.»