/entertainment/music
Navigation

Les magnifiques cordes de Ghostly Kisses

Ghostly Kisses a offert un concert de haut calibre vendredi soir au Palais Montcalm, avec Louis-Étienne Santais en première partie.
Photo Didier Debusschere Ghostly Kisses a offert un concert de haut calibre vendredi soir au Palais Montcalm, avec Louis-Étienne Santais en première partie.

Coup d'oeil sur cet article

Des spectateurs de plusieurs pays étaient branchés pour entendre Ghostly Kisses, vendredi soir, en direct virtuellement du Palais Montcalm, et ça tombe bien parce que c’est un récital de calibre international, tout en douceur et d’une infinie sensibilité, que l’artiste de Québec a offert.

Dans une ambiance se prêtant au recueillement et à l’oubli des tracas causés par la COVID, Margaux Sauvé, alias Ghostly Kisses, a revisité avec brio son répertoire d’enveloppantes chansons pop éthérées.

Gracieuse dans sa longue robe noire et chantant la plupart du temps les yeux fermés, Sauvé était épaulée par son partenaire Louis-Étienne Santais au piano, par un guitariste, un batteur et un quatuor à cordes dont l’utilisation, finement dosée, était résolument mise au service des chansons.

Après une première partie où Santais a étrenné des compositions néoclassiques de son album solo à paraître le 27 novembre, Margaux Sauvé a ouvert sa prestation avec des interprétations acoustiques de Spellbound et de Such Words, formule propice pour mettre de l’avant sa magnifique voix aérienne.

Secret bien gardé

Le reste de la troupe s’est pointé pour une attaque musicalement plus musclée de Barcelona Boy et le concert a pris dès lors son élan définitif.

Sans album complet à son actif, Ghostly Kisses a joué presque l’entièreté de ses trois microalbums, What You See, The City Holds My Heart et Never Let Me Go, y ajoutant au passage ses délicates versions de Zombie, des Cranberries, et de Back In Black, d’Amy Winehouse.

Évoluant depuis ses débuts en marge de l’industrie musicale québécoise, même si ses chansons accumulent les écoutes par millions sur les plateformes musicales, Margaux Sauvé a démontré qu’elle demeure un secret encore trop bien gardé chez nous.

En fait, la seule fausse note, et c’est dit en soulignant la grande qualité de la production télé orchestrée par l’équipe du Palais Montcalm, c’est de n’avoir pu savourer ces exquises 90 minutes sur place.

La série des Concerts improbables du Palais Montcalm se poursuit, ce soir, avec la visite des Barr Brothers, qui viendront jouer l’intégrale de leur album Sleeping Operator.