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Un plan pour remettre le Grand Marché sur les rails

Grand marché
Photo d'archives Didier Debusschère

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Ajout d’activités, meilleure utilisation de l’espace, offre plus diversifiée, révision de la décoration et même de la musique: la direction veut remettre le Grand Marché sur les rails pour ne plus avoir à compter sur une aide d’urgence de la Ville.

Le Grand Marché de Québec a dévoilé, vendredi, son plan de développement, adopté après une période creuse qui a forcé la Ville de Québec à lui apporter une aide d’urgence l’été dernier. La municipalité a en effet déboursé 300 000$ et a accepté de se priver de revenus pour les trois prochaines années.  

Confiance

Avec le plan de match présenté vendredi pour la relance, la direction assure que les fonds municipaux ne devraient plus être sollicités. «Je suis confiant», exprime en entrevue le directeur général par intérim, Jean-Paul Desjardins, qui a pris le relais de Daniel Tremblay, remercié en octobre. 

«Pour la prochaine année, je suis optimiste, mais mon plan de développement est réaliste. On n’essaie pas de gonfler les choses. On s’est fixé des objectifs atteignables.» 

«Nous y croyons. On a les conditions pour le faire. La situation n’était pas si catastrophique. C’est simplement qu’il y avait un immobilisme. Le train fonctionnait à 40 km/h et il aurait fallu qu’il fonctionne à 100 km/h.» La pandémie n’a pas aidé. 

Le plan de redressement a été présenté aux divers partenaires, dont la Ville de Québec, et l’accueil a été très positif, soutient-il.  

Restaurant fermé

Le restaurant Les Arrivages, qui «nous a tirés vers le bas», est maintenant fermé. Le directeur général a loué tous les espaces cuisine au deuxième étage afin de rentabiliser les locaux. 

Plusieurs éléments ont été revus afin d’assurer la pérennité et la rentabilité du Grand Marché. Des espaces étaient laissés vacants par les maraîchers, qui ne sont là que lors de la belle saison. «On avait 40% d’espace inoccupé. C’est un grand vide et ça affecte notre rentabilité et celle des commerçants.» On veut combler cet espace avec toutes sortes d’activités reliées à l’agroalimentaire. Une vingtaine d’entre elles sont prévues à partir de janvier.  

On va également diversifier l’offre de produits, en ajoutant des saveurs de l’extérieur de la région, et même du monde. Le maire Régis Labeaume avait dit, lors de l’annonce du projet, qu’il voulait que «ça sente les épices». On est dans cette mouvance avec l’apport des communautés culturelles de Québec qu’on veut plus présentes sur les lieux. 

Couleur et verdure

On veut aussi répondre à la critique de plusieurs clients qui trouvaient l’espace «beau, mais froid», souligne M. Desjardins. «Il faut y ajouter de la couleur, de la verdure.» Cela ne nécessite pas des investissements majeurs, dit-il. On a revu jusqu’au choix de la musique d’ambiance. Et on donne un grand coup, dans les semaines à venir, avec le marché de Noël, que M. Desjardins promet attractif, avec son village de maisonnettes et son père Noël qui discutera en direct avec les clients, par des moyens virtuels.  

L’idée est d’obtenir un taux de satisfaction de 90% des clients. Aux derniers sondages, il se situait autour de 75%. Des compteurs ont été installés pour suivre l’achalandage d’heure en heure et ainsi permettre d’ajuster l’offre et peut-être les heures d’ouverture.