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Biron Groupe Santé participe à la bataille contre la COVID-19

L’entreprise compte bientôt offrir un test fait à partir d’un échantillon de salive

Geneviève Biron, PDG Groupe Biron
Photo Ben Pelosse Geneviève Biron, présidente de Biron Groupe Santé, au siège social de l’entreprise, à Brossard.

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Biron Groupe Santé participe à la bataille contre la COVID-19. En plus de réaliser des tests de dépistage dans des entreprises, la compagnie a récemment mis sur pied une solution permettant d’identifier une vingtaine de virus différents, évitant ainsi des dérapages concernant les maladies.

Biron Groupe Santé, c’est une entreprise de Brossard qui compte 800 travailleurs au Québec. La compagnie se spécialise dans les services de laboratoire et de génétique, les services d’imagerie médicale, ainsi que les problèmes de sommeil.

La direction ne cache pas que le grand confinement du printemps a été « assez difficile » sur les activités de l’organisation. 

Forcé d’Innover

La présidente, Geneviève Biron, répond au Journal que cette période a toutefois forcé ses troupes à « innover » et à « développer de nouvelles façons de faire ». 

Au cours des derniers mois, Biron Groupe Santé a notamment bonifié son offre de services pour les entreprises et les particuliers en y ajoutant le dépistage de la maladie à coronavirus ainsi que les tests sérologiques pour déceler dans le sang des anticorps à la suite d’une exposition au virus.

Selon le site internet de l’organisation, la facture pour le prélèvement et l’analyse d’un test pour la COVID-19 s’élève à 250 $, et le coût pour le test sérologique est de 145 $. L’entreprise précise que ces frais peuvent être remboursés par des assureurs.

Par ailleurs, la direction souligne avoir récemment mis sur pied un test (PCR multiplex respiratoire) permettant de détecter une vingtaine de virus différents, simultanément. Le patient peut ainsi savoir rapidement s’il a la COVID-19 ou la grippe. 

Complémentaire au réseau public

« On dessert les employeurs qui ont des besoins. On peut également céduler une infirmière dans une entreprise pour faire les prélèvements sur place. Pour la COVID-19, oui, il y a une demande », confirme Mme Biron, prête à aider de nouveau le gouvernement si des besoins se font sentir, notamment avec le déploiement du vaccin à l’horizon.

La femme d’affaires dit avoir d’ailleurs déjà répondu à des appels du ministère de la Santé et des Services sociaux. 

« Nous sommes une entreprise complémentaire au réseau public, mais nous serons toujours là pour aider s’il y a des besoins », assure-t-elle. 

Au cours des prochaines semaines, Biron Groupe Santé a aussi bon espoir de pouvoir offrir un test pour la COVID-19 qui se fera à partir d’un échantillon de salive. Une méthode qui pourrait désengorger le réseau de la santé.

« Les tests à venir ne nécessiteront peut-être plus un prélèvement par une infirmière. Il y a toutes sortes de nouvelles technologies qui vont être bientôt disponibles. Cela devrait venir donner un coup de main à nos infirmières », estime Mme Biron, aux commandes du groupe québécois depuis 2014. 

C’est son père, Denis Biron, qui a fondé l’entreprise en 1952. 

Actuellement, la compagnie brasse des affaires exclusivement au Québec. La direction n’écarte toutefois pas la possibilité d’attaquer de nouveaux marchés, au cours des prochaines années, avec son offre de services en ligne. 

Autre branche d’affaires

La division laboratoire, prélèvements et soins de l’organisation n’est pas la seule branche d’affaires à avoir revu ou bonifié certaines pratiques. Celle axée sur les troubles du sommeil a aussi modifié ses méthodes de service. 

Par exemple, les appareils pour établir des diagnostics sont aujourd’hui livrés directement chez les patients, et les rencontres avec l’inhalothérapeute peuvent se dérouler en ligne.