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Elle invite ses employés à ne pas s’endormir

La dirigeante de la Francophonie a servi cette semonce

Periode des questions
Photo d'archives Louise Mushikiwabo veut changer la réputation de l’OIF.

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Après une vague de licenciements, la nouvelle secrétaire générale de la Francophonie, Louise Mushikiwabo, a prévenu les employés rescapés qu’elle sera sévère avec ceux qui ne travaillent pas assez fort.

Mme Mushikiwabo s’est adressée pour la première fois lundi au personnel de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), depuis l’annonce de la suppression d’une vingtaine de postes sur environ 330, une semaine avant.

Notre Bureau d’enquête a rapporté que ces licenciements font partie d’une restructuration qui a également permis d’attribuer des voitures de fonction à la garde rapprochée de Mme Mushikiwabo.

Lors d’une réunion virtuelle avec les employés, la secrétaire générale a servi un avertissement à ceux qui ont échappé aux coupes.

« Ça ne veut pas dire que, pour les autres postes, on peut retourner au bureau et s’endormir », a-t-elle déclaré lundi dans son allocution, dont notre Bureau d’enquête a pu prendre connaissance par la suite.

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Ardeur au travail

Mme Mushikiwabo a affirmé que l’analyse porterait notamment sur leur « bonne volonté » et leur « ardeur au travail ».

« On sera très sévères avec ceux qui ne font pas le travail comme il faut », a-t-elle prévenu.

La secrétaire générale, qui a succédé à Michaëlle Jean en 2019, a souligné que l’OIF a la réputation d’être un endroit où les États et gouvernements membres « veulent caser des personnes dont ils ne savent pas quoi faire ».

« Cette réputation doit changer », a-t-elle dit.

Par ailleurs, la députée libérale Nicole Ménard veut plus de transparence à l’OIF, dont le Québec et le Canada sont membres.

« À la lumière des informations dévoilées cette semaine, le gouvernement de la CAQ ne peut rester les bras croisés », a-t-elle dit.

Notre Bureau d’enquête a rapporté que l’OIF cachait les dépenses du cabinet de Mme Mushikiwabo ainsi que des rapports de vérification.

« Les attentes du gouvernement du Québec envers l’OIF restent élevées sur toutes les questions administratives, dont la transparence », a répondu Flore Bouchon, attachée de presse de la ministre des Relations internationales Nadine Girault.