/news/coronavirus
Navigation

Confinement à Toronto: «il y a beaucoup de frustration»

Coup d'oeil sur cet article

Le retour de Toronto et d’une partie de sa banlieue dans un état de confinement digne du printemps dernier, dès lundi, suscite du mécontentement au sein de la Ville Reine, a constaté le rédacteur en chef de l’Express de Toronto.

«Il y a beaucoup de résignation, mais on comprend mal pourquoi, si on était déjà très confiné, pourquoi il faut se confiner encore plus», s’est exclamé François Bergeron en entrevue à LCN dimanche matin.

Vendredi dernier, le gouvernement de Doug Ford a annoncé que Toronto et la région de Peel, qui inclut notamment les villes de Mississauga et de Brampton, entreront en confinement dès lundi, et ce, au moins jusqu’au 20 décembre.

Ce faisant, les petits commerçants sont forcés de fermer boutique, alors même que se profilaient à l’horizon les lucratives semaines précédant Noël. Auparavant, Toronto et sa banlieue appliquaient des mesures similaires à celles imposées en zone rouge au Québec, à quelques différences près, selon les types de commerces.

«Les boutiques limitaient déjà beaucoup le nombre de clients à l’intérieur. Donc, il y a beaucoup de frustration et même de désespoir chez les commerçants qui comptaient sur la saison des Fêtes pour se renflouer», a souligné M. Bergeron.

Conséquence de l’annonce de vendredi, les magasins ont été pris d’assaut au cours de la fin de semaine.

«Ç’a été la ruée vers toutes les grandes surfaces, les Costco, les Walmart, tous les supermarchés pour stocker des provisions et même pour faire certains achats de Noël de dernière minute», a observé le rédacteur en chef de l’hebdomadaire francophone.

Contrairement aux Québécois qui connaissent déjà les recommandations de la Santé publique en vue des festivités de Noël, les Torontois devront aussi prendre leur mal en patience lors des quatre prochaines semaines, le gouvernement Ford ayant choisi de mesurer les effets des mesures imposées avant de donner des directives.

«Ça ne regarde pas bien», a toutefois reconnu M. Bergeron, tandis que sa province a enregistré un nouveau record, samedi, avec 1588 infections en 24 heures. L’Ontario affiche un plus grand nombre de cas par jour que le Québec depuis environ deux semaines.