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Côte-Nord: moyen de pression illégal d’employés d’Hydro-Québec

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Le Tribunal administratif du travail a jugé, dimanche, que des employés de métier d’Hydro-Québec sur la Côte-Nord ont eu recours à des moyens de pression illégaux en refusant, de manière concertée, de travailler le soir et la fin de semaine. 

Le tribunal leur a donc ordonné d’effectuer les heures supplémentaires exigées par la société d’État.

Des équipes de mécaniciens d'appareillage du complexe Bersimis-1 refusaient systématiquement de travailler le soir et la fin de semaine depuis le 4 novembre, selon l’employeur. Ce refus s’est répandu jeudi à Manic-2.

Selon un communiqué publié par le tribunal dimanche, ces moyens de pression concertés ont eu «pour conséquence de retarder le retour en service des groupes turbines alternateurs qui sont hors fonction pour entretien ou à cause de bris». Ceci «affecte de manière importante la capacité de production à l'approche de la pointe de la demande en électricité durant la saison hivernale».

Le tribunal s’est penché sur ce dossier à la suite d’une demande faite par Hydro-Québec vendredi. Après l’échec de la médiation entre le Syndicat des employé-es de métiers d'Hydro-Québec et la société d’État, le tribunal a entendu les parties samedi avant de trancher dimanche.