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Taux d’échec au secondaire: les zones jaunes aussi touchées

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La Fédération québécoise des directions d'établissement d’enseignement (FQDE) révélait cette semaine que le taux d’échec dans plusieurs écoles secondaires publiques de la province se situe en moyenne à 30% présentement, alors qu’il était plutôt à 10% l’an passé à la même période.

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Fait étonnant, ce ne sont pas seulement les élèves en zones rouges qui doivent faire face à ces taux d’échec alarmants.

Des jeunes qui sont toujours à l’école en présentiel dans d’autres régions ont également de sérieuses difficultés, révèle Nicolas Prévost de la FQDE en entrevue au Québec Matin.

«On ne peut pas savoir quels sont les indicateurs, qu’est-ce qui explique [ce taux d’échec]. Les endroits en zones jaunes, qui sont en présentiel temps plein, vivent aussi avec un taux d’échec qui est plus élevé. Je vous donne l’exemple d’une collègue aux Îles-de-la-Madeleine, eux aussi ils vivent une augmentation en zone jaune! Même chose pour la Côte-Nord et l’Abitibi», assure M. Prévost. 

Le long confinement, la fermeture des écoles et la lente reprise des activités auraient-ils influencé la motivation des adolescents?

Le retour à l’école après la longue fermeture, qui était facultatif, pourrait avoir eu un impact. 

«Faudra évaluer profondément le pourquoi. On sait que nos élèves vulnérables ont été ceux qui se sont le moins présentés lors de cette période. Ils ont décidé, eux, de rester à la maison, c’est un choix parental, mais c’est un fait qu’on a vu. Ç’a été une longue période sans présence de leur enseignante en classe. Ça peut être un facteur important pour expliquer le taux d’échec. 

Selon les informations de Nicolas Prévost, ce sont les élèves de secondaire 3 qui ont le plus de difficulté, et dont la situation est plus fragile. 

«C’est toujours un niveau névralgique», précise M. Prévost. 

Il refuse toutefois de parler d’une génération sacrifiée. Il juge toutefois qu’il faudra s’adapter et travailler afin de permettre aux jeunes de raccrocher et de se rattraper. 

«Je crois qu’il faudra se donner le temps, comme réseau, pour faire une mise à niveau. Avec le temps, on va réussir. C’est une génération où l’on devra faire beaucoup d’ajustements», conclut-il.