/weekend
Navigation

Steve Hill: un nouvel opus écrit sur les routes de la Californie

Steve Hill
Photo courtoisie, Jean-Sébastien Désilets

Coup d'oeil sur cet article

À l’automne 2016, Steve Hill a assisté au festival Desert Trip, en Californie, où se produisaient Bob Dylan, Neil Young, les Stones, Paul McCartney, Roger Waters et les Who. Quatre ans plus tard, il lance un album qu’il a écrit sur la route, durant ce séjour.

Ce nouvel opus, intitulé Desert Trip, qui a été lancé le 6 novembre, est le fruit du hasard.

«Je devais, après le festival, passer quatre à cinq jours à Los Angeles et revenir au Québec. J’ai été voir un ami qui a un studio là-bas et ça m’a donné le goût d’écrire des tounes. Je me suis loué une van, acheté une guitare et je suis parti sur la route», a-t-il indiqué, lors d’un entretien téléphonique.

Steve Hill a sillonné les routes avec des arrêts à Big Sur, Death Valley, Joshua Tree, San Rafael et Yosemite. Il enregistrait des idées et des chansons sur son téléphone.

À la fin de son périple, il s’est arrêté à nouveau au Valentine Recording Studios de son ami Nic Jodoin, à North Hollywood. Un endroit souvent visité par la formation Eagles of Death Metal. Nic Jodoin avait mixé l’album Devil at My Heels, du musicien trifluvien.

«J’ai enregistré la pièce I Won’t à cet endroit», a-t-il relaté.

Entité et vibe

À son retour au Québec, Steve Hill s’est lancé, dans les trois années qui ont suivi, dans une tournée de 350 spectacles au Canada, aux États-Unis et en Europe. 

Le guitariste-chanteur travaillait sur un nouvel album portant le titre Dear Illusion, le printemps dernier, lorsque la pandémie a tout arrêté.

En fouillant dans ses disques durs, le guitariste est tombé sur les chansons écrites durant son road trip de 2016.

«Les textes de ces chansons collaient à notre réalité en ce moment. Tout s’est mis en place rapidement», a-t-il affirmé.

On retrouve, sur Desert Trip, de nouvelles versions des chansons Gotta Be Strong, Cold Hearts et Judgment Day. Neuf des dix pièces ont été enregistrées dans son studio.

«C’est mon 11e album et je trouve qu’il se tient très bien. J’essaie toujours, lorsque je fais un album, de ne pas juste réunir un paquet de tounes. J’essaie de faire quelque chose qui a une entité et une vibe. Il y a, sur Desert Trip, une histoire du début jusqu’à la fin. On peut le voir comme un album concert. Je suis très content de cet album», a dit le musicien virtuose. 

Spectacles uniques

Steve Hill ne manque pas de projets. L’album Dear Illusion, qui est presque terminé, devrait être lancé en 2021. Il a quelques concerts en webdiffusion devant lui, dont celui, le 4 décembre au Palais Montcalm, consacré à la musique de Jimi Hendrix. 

«Mon objectif, avant de pouvoir repartir sur la route, est de faire, d’ici l’été, un spectacle en ligne par mois. Des choses uniques comme l’intégralité de Desert Trip avec un groupe, revisiter de vieux albums avec les musiciens de l’époque. La route et les fans me manquent, mais je continue. Je ne lâche pas», a-t-il déclaré. 

Steve Hill
Photo courtoisie