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«Pol Pot Plamondon» : le chercheur s’excuse, PSPP se tourne vers l’université

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Même s’il accepte les excuses d’un professeur l’ayant comparé au dictateur Pol Pot, le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre-Plamondon, exige maintenant de l’université Concordia qu’elle condamne publiquement de tels «gestes d’intimidation».

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«C’est très important que l’institution énonce clairement que l’intimidation n’est pas acceptée, autant dans ses murs qu’en dehors, que ce n’est pas un outil acceptable de débat [...] Ils doivent dire "nous c’est tolérance zéro"», a-t-il soutenu en entrevue lundi.

Il réagissait ainsi aux excuses du directeur général de l’Institut d’études sur le génocide et les droits de l’homme de Montréal (MIGS) à l’Université Concordia, Kyle Matthews, qui l’avait comparé la veille, sur Twitter, au dictateur cambodgien Pol Pot.

M. Matthews a écrit lundi qu’il regrettait «son choix de mot» : «Pol Pot Plamondon». Plusieurs y ont vu une comparaison entre le nouveau chef du Parti québécois (PQ) et l’ancien chef des Khmers rouges et du Parti communiste au Cambodge qui a entraîné la mort de plus de 1,5 million de personnes.

«Mon commentaire sarcastique a été fait à titre de citoyen privé mais j'aurais dû trouver une autre façon de l'exprimer», a-t-il écrit sur le réseau social.

M. Matthews avait initialement fait ce commentaire en partageant un article du Journal de Québec au sujet du programme électoral du Parti québécois (PQ) qui s’articulera autour d’un processus de «démondialisation» et de «décanadianisation» du Québec.

Paul St-Pierre-Plamondon avait rapidement réclamé des excuses publiques du chercheur, mais aussi de l’Université Concordia.

«On fait une critique très légitime de la mondialisation pour protéger la démocratie et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. [...] Qu’un professeur de Concordia transforme ça en faisant un parallèle avec l’un des pires meurtriers génocidaires de l’histoire, c’est grave !», avait-il déclaré.

«Ce gazouillis ne représente pas l’université Concordia. Nous regrettons la comparaison inacceptable qui y a été faite et soulignons que de tels propos ne reflètent aucunement les valeurs de l’université», a réagi la porte-parole de l’université, Vannina Maestracci, dans un courriel acheminé en mi-journée lundi.

Paul St-Pierre Plamondon voit tout de même dans cet épisode l’exemple d’une «tendance généralisée dans les campus nord-américains à utiliser l’intimidation et la culture du bannissement pour imposer une idéologie».

«À être très peu tolérantes pour la diversité de points de vue, plusieurs facultés sont devenues très homogènes sur la façon de penser», a-t-il expliqué.

– Avec Roxane Trudel, Le Journal de Montréal